L'édito !

Je vous souhaite la bienvenue sur mon site de généalogie qui vous présente mes ancêtres ainsi qu'une revue de presse des meilleurs articles en rapport avec la vie et l'histoire de nos ancêtres.

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Alexis

Vous avez dit

Onomastique

Quel est votre nom ?

Comme vous le savez sans doute si vous êtes un visiteur régulier de ce blog, je suis toujours à la recherche d'une astuce afin de nous faciliter la généalogie. Cette fois, j'ai trouvé un moyen de connaître la signification de nos noms de famille et même si ça m'embête de parler autant d’onomastique en ce moment j'ai eu envie de partager avec vous cette astuce.

Hier j'étais à la Bibliothèque Universitaire de Valenciennes, j'étais en train de lire L'Histoire des rois francs par Grégoire de Tours quand j'ai eu besoin d'obtenir plus d'information sur un personnage. Je suis donc allé chercher le Petit Robert des noms propres (édition 2011). Je me suis alors aperçu que pour certain noms de famille, le dictionnaire indique l’étymologie du patronyme. Voici quelques exemples:

 

  • Coypel: Il s'agit d'une variante régionale de copeau, nom du fabriquant ou marchand de couteaux.
  • Coysevox: Ce nom de famille vient de Coisevaux, en Haute-Saône anciennement Cosiae Vallis, "Vallée de la Coise", un ruisseau qui traverse le village.
  • Mongolfier: Mongolfier est un nom de lieu en Ardèche: "Mont de Golfier", qui vient du germanique "Wulfhari", le nom d'une personne (wulf signifie loup et hari signifie armée).
  • Bayrou: Ce nom de famille vient de Baire, forme gasconne de Vaire (du latin Varius) qui désigne celui qui a les yeux vairons.
  • Bazaine: Il s'agit d'une variante de Basane qui signifie "peau de mouton tanée" (surnom d'un marchand)

 

Vous l'aurez compris, si vous avez le même nom qu'un personne célèbre, n'hésitez pas à jeter un coup d'oeil dans le Petit Robert !

 

 

Mis à jour ( Mardi, 12 Juillet 2011 12:23 )

 

DHENNIN à Villers-Guislain

Au hasard de mes recherches généalogiques, j'ai découvert un lien entre les VELU et certains DHENNIN au XIXe siècle : Il existe en effet un mariage concernant DHENNIN Catherine Rose. Elle aurait épousé VELU Alexandre (fils de Charles Antoine et HAGARD Marguerite mes sosas) le 07 novembre 1885. Cette DHENNIN Catherine Rose aurait 2 frères : Pierre D‘HENIN (né vers 1822) et D’HENIN Jean Baptiste (né vers 1825). Je me suis alors demandé si le nom DHENNIN n'était pas à rapprocher de DE HAYNIN, une famille qui trouve son origine parmi les plus grands de l'histoire (carolingien, comte de Flandres, ...etc.). Voici donc une tentative de reconstitution des familles DHENNIN de Villers-Guislain dont voici le resultat :

http://www.genealexis.fr/pdf/dhennin_vg.pdf

Bien sûr, je vous invite à vérifier les informations de ce pdf car je ne suis malheureusement pas à l'abris d'une erreur de lecture ou d'une erreur de frappe en recopiant les données (c'est ce qui fait de moi un être humain)

Mis à jour ( Mercredi, 06 Avril 2011 15:37 )

 

Onono... Onomano... l'origine de mon nom de famille

Quand j’étais gamin, j’étais souvent affublé de divers sobriquets comme « amande », « amandine » voire même « mon amant » , surnom qui m’était attribué par des gamins hauts comme trois pommes qui ne devaient pas avoir la moindre idée de ce dont ils parlaient.

Quelques années plus tard, par une après midi pluvieuse de 1994, je réalisais mon premier arbre généalogique d’après les souvenirs de mes grands parents tout en écoutant mon grand père qui me racontait que « tous les Amand sont parents » ou que « son grand père n’était pas son grand père ». Résultat : pleins de trous, beaucoup d’erreurs et une foule de questions. Je venais d’attraper un virus qui touche de plus en plus de français : Partir à la découverte de ses ancêtres.  Ça me fait d’ailleurs penser qu’un de ses jours je vous dirai ce que je pense de l’expression « faire son arbre ».

En 2005, j’ai profité de l’accès aux salles informatiques proposé par ma fac pour n’initier à la généalogie sur internet, puisque je n’avais pas encore d’accès à la maison. J’ai ainsi fait la découverte de généalogie.com, de Geneanet , de Familysearch et du feu Geneaseek. En parcourant les forums et les divers chats qui étaient mis à la disposition des généalogistes, j’ai compris que je devais changer ma façon de « faire de la généalogie »,  en proposant autre chose qu’un catalogue d’actes d’état-civil.

Une des choses que j’ai eu envie d’ajouter à mes documents est une recherche sur l’origine des noms de familles de mes ancêtres. C’est ce dont je vais essayer de vous parler aujourd’hui.

A propos de mon nom ...

Comme je l’ai dit plus haut, je porte le patronyme « Amand », sans r, sans t et sans h…

Avec ma découverte des recherches sur internet, j’ai très vite pu constituer une liste des sites clés du parfait petit généalogiste. Parmi ceux-ci on trouve le site de Monsieur Jean TOTSI dont je devais apprendre par la suite qu’il constitue une référence dans l’onomastique. J'imagine déjà certains d'entre vous qui sont partis chercher en courant un petit Larousse et d’autres qui sont en train d’essayer de retaper le mot dans Google pour savoir ce que ça veut dire : Onono… Onamo…onnanamo…. Puisque vous m’avez l’air sympathique je vais vous expliquer ce que ça veut dire. Le Larousse en ligne1 (NDLR : comme pas besoin de prendre le gros volume qui cale la table du salon) en donne la définition suivante :

« Branche de la lexicologie qui étudie l’origine des noms propres. (On distingue l’anthroponymie, qui étudie les noms de personnes, et la toponymie, qui étudie les noms de lieux) »

Mais bon… revenons à mon nom de famille…

Jean Totsi indique sur son site2 qu’il s’agit d’un nom qui est surtout porté dans le département du Nord (même si on trouve des AMAND un peu partout en France, notamment en Normandie et près de Bordeaux). C’est un ancien nom de Baptême popularisé par Saint Amand (latin Amandus = digne d'être aimé), "l'apôtre des Flandres et du Hainaut", évêque itinérant et grand évangélisateur dont j’ai déjà parlé dans un de mes précédents articles3. Il est le fondateur de l'abbaye d'Elnone (aujourd'hui Saint-Amand-les-Eaux). Il serait mort nonagénaire en 684.

Cependant, je me suis dit que je ne pouvais pas rester sur cette simple définition puisque les informations que l’on trouve sur le net doivent toujours être vérifiées. Reconnaissez que c’est un peu trop simple... Rien ne m’empêche de dire que mon patronyme tient son origine dans le nom d’un fruit ou d’une éventuelle faculté qu’auraient eu mes ancêtres à faire des conquêtes amoureuses.

Je me suis donc rendu dans à la Bibliothèque Universitaire de Valenciennes (à laquelle je suis resté inscrit même après mes études) avec une question en tête : « Qu’est ce que je peux utiliser comme bouquin pour trouver l’ origine de mon nom de famille ??? ».

La langue française tenant son origine dans le latin, j'ai regardé dans un dictionnaire de latin avec l’espoir d’y trouver un mot qui ressemble à mon nom ou alors qui possède le début en commun. C’est ainsi que j’ai trouvé le mot latin amandus qui signifie « qui a besoin d’être aimé » ainsi que le mot latin amando qui veut dire « éloigner ». La piste amandus de Jean Totsi se confirmait mais pourquoi ne pas choisir amando comme origine ? Loin de moi l’idée de mettre en doute le travail de monsieur Totsi, j’étudie juste les diverses possibilités.

Je suis donc parti à la recherche d’information sur Saint Amand, l’évêque dont il parle sur son site. Pour faire simple, Saint Amand est un évêque qui a vécu au Vie siècle, à une période où le latin était encore fort présent et son nom était Amandus. Ce qui confirme ce que dit Monsieur Totsi.

Notes :

1http://www.larousse.fr/encyclopedie/nom-commun-autre/onomastique/74904#330645

2http://jeantosti.com/noms/a3.htm

3http://genealexis.fr/index.php/component/content/article/20-onomastique/42-a-propos-damandus.html

Mis à jour ( Vendredi, 08 Octobre 2010 10:33 )

 

A propos d'Amandus...

Le nom de famille Amand est surtout porté dans le département du Nord. C'est un ancien nom de baptême (latin Amandus = digne d'être aimé) popularisé par Saint Amand, "l'apôtre des Flandres et du Hainaut", évêque itinérant et grand évangélisateur.

À vingt ans, Saint-Amand se retire dans un monastère de l'île d'Yeu. La Légende dorée rapporte qu'au monastère (était-ce celui de l'île d'Yeu ?), dans le jardin, il croisa un serpent qu'il força à rentrer dans un trou et à ne plus jamais en sortir en priant et à l'aide de signes de croix.

 

Statue de Amand de maastrich à Haumont dans le nord

 Amand de Maastricht, statue à Hautmont  (Nord)

 

Pour échapper à son père, il doit changer de retraite et séjourne à Tours, près du tombeau de Saint Martin, puis en ermite près de la cathédrale de Bourges. Au terme de nombreuses années de vie silencieuse il est ordonné évêque par Saint Achaire de Noyon et, après un pèlerinage à Rome, entreprend ses pérégrinations missionnaires à travers la Gaule belgique. Amand est essentiellement un pionnier: lorsqu'il avait fondé une communauté chrétienne il la laissait entre les mains de quelques moines, et il allait de l'avant. Le roi mérovingien Sigebert le charge de l'évêché de Maastricht qu’il occupe pendant quelques années (646-649?). Mais il dépose sa charge malgré les instances du pape Saint Martin Ier ("voyant que sa parole de prédication était méprisée", lit-on dans la Légende dorée). Il retourne à son travail de missionnaire itinérant. Il fonde ainsi des noyaux monastiques qui deviendront des abbayes au grand rayonnement chrétien: Saint-Pierre de Gand, Nivelles, Barisis-aux-Bois. Et surtout le Elnone (fondée sur des terres données par le roi Dagobert Ier) dont il faut reconnaître le rôle primordial dans tout le travail d'évangélisation de la région. C'est dans sa chère abbaye d'Elnone que Saint Amand termina sa vie vers 679. Elle prit par après le nom de Saint-Amand (aujourd'hui Saint-Amand-les-Eaux).

 

Saint Amand

 Saint Amand

 

Il existe de nombreuses variantes qui sont dues au fait que les noms de famille ont été fixés par la loi du 6 fructidor de l'an II (23 août 1794) qui interdit de porter d'autre nom et prénoms que ceux inscrits à l'état-civil. Cependant, le Conseil d'État peut autoriser un changement de patronyme (ils sont actuellement environ 800 par an). En 1870, l'apparition du livret de famille fige définitivement l'orthographe de tous les patronymes.

On peut remarquer de nombreuses variantes du nom AMAND :

  • Aman qui est porté dans le Haut-Rhin, mais aussi dans le Sud-Est (04, 38, 83). Dans le premier cas, c'est une variante d'Ammann, Amtmann, nom désignant un intendant, un bailli (cf. l'allemand "Amtmann"), parfois aussi un employé ou un domestique. Quant aux Aman du Sud-Est, je n'ai aucune certitude. Peut-être une variante d'Amans ou d'Amand (voir ces noms).
  • Amans    Ancien nom de baptême (latin Amantius) popularisé par un saint qui fut évêque de Rodez au Ve siècle (mort en 440). C'est dans l'Aveyron que le nom est le plus répandu. De nombreuses communes du Rouergue s'appellent Saint-Amans.

Pour la petite histoire, il y a eu plusieurs saints qui ont porté le titre de Saint Amand. Ils ont tous vécu entre le IVe et le VIIe siècle aprés Jésus-Christ :
  • Amandus qui fut l'abbé fondateur de Moissac. Il est décédé en 644.
  • L'abbé fondateur de Nantes au VIIe siècle.
  • Le comte de Grisalba, prés de Bergame qui est décédé le 6 avril 515.
  • L'abbé-fondateur de Saint Amand de Boixe dont la fête a lieu le 22 mai.
  • Un ermite écossais à Beaumont, diocèse de Reims pendant le VIe siècle.
  • L'abbé-fondateur de Saint Amand de Coly (en Dordogne) durant le VIe siècle.
  • Un ermite qui a vécu dans une solitude au confluent des rivières Glanne et Vienne, diocèse de Limoges. (Ve siècle)
  • Le premier évêque de Strasbourg décédé en 346.
  • L'évêque de Worms au IVe siècle.
  • L'évêque de Rodez au IVe siècle.
  • L'évêque d'Avignon.
  • L'évêque de Rennes au IVe siècle. 

A bientôt, pour de nouvelles aventures généalogiques !

Sources :

http://www.geopatronyme.com/

http://jeantosti.com/noms/a3.htm

http://fr.wikipedia.org/

Mis à jour ( Dimanche, 02 Mai 2010 09:43 )