Fable : Le drapeau et le pommier

Bonjour,

La généalogie m'a amené à m'intéresser à l'histoire locale, aujourd'hui je vous propose un extrait du journal "L'Impartial du Nord" du jeudi 1er Octobre 1908. Cet article aborde un sujet qui semble grave en 1908 mais nous ferait sans doute sourire en 2009. Peut-être allez vous trouver ça drôle...tout dépend de votre patriotisme. 

Voici le texte de l'article :

"Monsieur le Rédacteur,

Il y a dans notre commune un citoyen prétendu tel, qui prend plaisir à employer le drapeau tricolore pour servir  d'épouvantail aux moineaux.
En passant dans l'avenue Duschesnois, on peut voir, en effet, dans la propriété de M. Auguste D(2), maraîcher, conseiller municipal socialiste unifié, un drapeau tricolore planté en haut d'un pommier.
Il y a environ huit jours que ce scandale dure et il paraît que Monsieur D. prend un plaisir extrême à manifester ainsi son antipatriotisme.
Qu'en pense le citoyen Hornez, maire de la commune(1), conséquemment chef de la police municipale ?"

Et c'est signé : "un socialiste patriote" 

101 ans plus tard je me suis imaginé chez moi, avec un drapeau en haut du pommier qui est planté dans mon jardin. Je suis curieux de savoir comment pourraient réagir les autorités dans une telle situation. Il faut tout de même admettre que même sans être un fervent patriote, un drapeau est tout un symbole...

A bientôt,
Alexis 

Sources :

Le Chou Rouge "Gazette d'Histoire et d'Ethnologie locale",  octobre - Novembre - Décembre 2008.

L'Impartial du Nord, Jeudi 1er octobre 1908.

Notes :

(1) Il s'agit certainement de la commune de Saint Saulve dans le nord

(2) J'ai juste mis la première lettre du nom de la personne pour protéger ses descendants.

 

Mis à jour ( Jeudi, 19 Novembre 2009 19:57 )

 

Kleber FIEVET et la guerre

- Article en cours de rédaction -

Bonjour,

Aujourd'hui je vais essayer de vous raconter l'histoire du grand père de ma mère. Je suis pas doué pour raconter des histoires, j'espère que vous serez tolérants.

Kleber FIEVET est né le 9 mai 1910 dans à Lille(59), rue du Grand Balcon, dans le quartier de Fives. Le 17 février 1934, il épouse à Anzin (59) Mademoiselle Madelaine FONTAINE. Kleber est le fils de Charles Augustin, un mécanicien lillois et de  Nathalie Emilie DELAUX.

En 1936, né leur premier enfant, Charles dans la commune de Beuvrages (59).

Quand la Seconde Guerre Mondiale éclate le 3 septembre 1939, Kleber est mobilisé dans le 20e B.O.A P.A.D 70.

Chronologie pendant la guerre :

Lle 21 (ou 25) juin 1940 :

Il est capturé par les allemands à Corcieux (ville du nord-est de la France, chef-lieu de canton des Vosges dans l'arrondissement de Saint -Dié-des Vosges. Ses habitants sont appelés les Forfelets.).

le 25 septembre 1940 :

Prisonnier de guerre en mains allemandes arrivé au Stalag VII A , venant du Front Stalag 213 (selon une carte de capture datée du 25 septembre 1940 dont la copie m'a été remise par le CICR et une liste datée du 10 octobre 1940).

le 16 avril 1941 :

Il est transféré au Stalag XVII A, venant du stalag VII A (selon une liste datée du 1 mai 1941).

13 avril 1941 :

Kleber arrive au Stalag XVIII B, venant du Stalag XVII A (selon une liste datée du 20 mai 1941 et une liste reçue le 8 juillet 1941).

le 16 septembre 1943 :

Il travaille dans une fabrique de chaussure à Munich : Geb. Seidl. (Source : Landeshauptstadt München Direktorium)

4 aout 1944 :

Il arrive à Pliening (Allemagne) où il vivra jusque  Mai 1945. Il est alors logé par W. VEICHT.  (Source : Commune de Pliening). Il quitte ce camp le 15 mai 1945, date à laquell il se présente aux Autorités Française.

 

Vue de Pliening
Vue de Pliening (date inconnue)
 

15 mai 1945 :

Il quitte le camp : (voir ci dessus)

16 mai 1945 :

Il arrive dans un foyer (le sien ?) selon une déclaration du centre de libération.

15 septembre 1945 :

Il est démobilisé, transformé en "Travailleur Libre".

 

 

Mis à jour ( Jeudi, 19 Novembre 2009 19:42 )

 

Jean Joseph "le cabaretier"

Tellement de jours se sont écoulés depuis mon dernier "post"... Mais cette fois ci je vais un peu vous parler de généalogie gràce à un petit portrait de Jean Joseph JOLY de Quarouble.

Jean Joseph JOLY voit le jour le jeudi 5 mai 1808 à Quarouble (59243).

Il est le fils légitime de Ferdinand Joseph JOLY, journalier, manouvrier, âgé de 58 ans et de Marie Ursule MASCART, menagère journalière, âgée de 45 ans. A sa naissance, il a pour frères et soeurs : Ambroisine (née en 1783), Alexis (né en 1784), Ferdinand (né vers 1785), Fernand (né vers 1785), Pacifique Joseph (née en 1793), Jean Baptiste (né vers 1800), Désirée Joseph (née en 1806).

Il exerçait la profession de Cabaretier. Non ! non ! Il ne travaillait ni au Moulin Rouge (qui sera construit en 1889) ni au Crazy Horse (qui sera créé en 1951).

Voici la défintion que donne wikipedia :

Histoire:

Ce corps de métier remonte à 1587 lorsque le roi Henri III donna des règlements communs aux marchands de vin, aux taverniers, aux cabaretiers, et aux hoteliers.

A la différence des taverniers qui ne pouvaient vendre que du vin à emporter, les cabaretiers pouvaient vendre le vin au détail mais aussi donner à monger. A partir de 1680, une déclaration royale permit aux taverniers de vendre des viandes qui avaient été cuites à l'avance, ce privilège s'étendit aux marchands de vin.

En 1698, les taverniers purent faire rôtir les viandes mais sans avoir de cuisiniers à gages, Les charcutiers obtinrent l'interdiction pour les taverniers d'élever et de tuer des porcs. Il est à peine utilse d'ajouter que cette disposition prohibitive s'appliquait également aux cabaretiers, dont toutes ces ordonnances ne faisaient certainement pas les affaires.

Règles :

Pour être cabaretier, il fallait être catholique romain. Ils ne devaient recevoir personne chez eux le dimanche pendant les offices et les trois derniers jours de la semaine sainte. Les officiers de police visitaient les boutiques pour s'assurer de l'exécution de ces règlements. En cas de contravention, les cabaretiers étaient passibles de fortes amendes voire de peines corporelles lors de récidive.

Bien qu'à partir de 1695 on ordonna aux cabaretier de fournir du bon vin de façon loyale, sans être mélangé ou dilué, les cabaretiers vendaient parfois une boisson étrange où il n'entrait pas une goutte de jux de raisin; il était remplacé pardu bois de teinture et de la litharge.

Evolutions :

Le cabaretier devint au fil du temps le proptiétaire d'un cabaret où se réunissaient les poètes, et les gens d'esprit. A partir du XVIIIe siècle, ces personnes se mirent à fréquenter les cafés, où l'on causait mieux et où l'on buvait moins.

Je ne sais pas encore si Jean Joseph recevait des poètes ou des gens d'esprit mais une chose est sûre : Son beau père (DUEE Alexis) était "Négociant en Vin", peut-être que ça aide pour être cabaretier...

Son père Ferdinand meurt le 22 octobre 1814, Jean est âgé de 6 ans.

Le 2 février 1830 naît sa fille Marie. Jean est âgé de 21 ans.

Il s'unit avec Désirée DUEE (1810-1847), la fille légitime de Alexis DUEE et de Catherine WILBERCQ

Ce couple aura sept enfants :

  • Marie Joseph née en 1830
  • Romaine née en 1831
  • Jean Baptiste né en 1832
  • Jean Joseph né en 1833
  • Romain née en 1840
  • Jules né en 1841 (mon sosa)
  • Romaine née en 1846

Ils se marient le mercredi 18 août 1830 à Quarouble (59243).

Sont présents :

  • Benoît Joseph DUEE
  • Ferdinand JOLY
  • Alexis JOLY
  • Alexis DUEE

Sa mère Marie meurt le 20 septembre 1834, Jean est âgé de 26 ans.

Le 18 mars 1847 son épouse Désirée meurt, Jean est âgé de 38 ans.

Il s'unit avec Adèle LOISON (1829-), la fille légitime de parents non connus.

Ce couple aura un enfant : Léopoldine Augustine née en 1860.

Jean J. JOLY est décédé le jeudi 21 avril 1887, à l'âge de 78 ans, à Quarouble (59243).

Mis à jour ( Lundi, 22 Février 2010 10:53 )

 

<< Début < Précédent 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivant > Fin >>

Page 8 sur 15