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Genealexis

Histoires d'hier et d'aujourd'hui...

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Histoire de Thulin

Au XIIe siècle

La seigneurie de Thulin relevait de Boussu, mais elle était possédée, avec Dour, par une seule famille. Vers 1152, Guillaume, son seigneur, était en Angleterre, mourant et, par testament fait devant des nobles de ce pays, il céda une partie de Dour à l'abbaye de Saint-Ghislain ; Hainin était une dépendance de ce village au point de vue religieux. Ses hameaux principaux sont Poningue, Ponenghes (1410) qui vient, peut- être, du roman ponant, l'occident; Sairut ou Sairue, Saurut le lieu planté de saules; Sardon anciennement Sarton le petit essart; Dibihan, que l'on retrouve orthographié en 1410, Dimibehan, Duilbehan, Duibehan, plus tard Dibiham et Debiham le Saint Homme, qui rappelle un calvaire; Marais ; Canteraine, lieu où coassent les raines; Hauterue. La Haine et le ruisseau des Sequis (Sequich en 1410) arrosent le territoire.

L'écluse du Débihan à Thulin

L'écluse du Débihan (XVIe siècle)

1572, La bataille d'Hautrage

Suite à la bataille d'Hautrage au début de la Guerre de Quatre-Vingts Ans, Thulin est pillée par les Huguenots et les hommes de Louis de Nassau.

1664: Des textes signalent que l'enseignement était déjà dispensé à cette époque à Thulin.

Thulin sur une carte de 1709

Thulin sur une carte de 1709
Cliquez pour agrandir (source: BNF)

La carte ci-dessus est en réalité un plan qui indique la position des armées Autrichiennes, Hollandaises et Français lors de la Bataille de Malplaquet qui eut lieu le 11 septembre 1709, au cours de la guerre de Succession d'Espagne. Les forces commandées par le général John Churchill, duc de Marlborough et le prince Eugène de Savoie, (essentiellement autrichiennes et hollandaises), affrontèrent les Français commandés par le maréchal de Villars. Bien que l'armée française retraita, elle infligea à ses ennemis des pertes quatre fois plus importantes que les siennes, et l'invasion de la France fut empêchée.

Période autrichienne (1714 - 1794)

En 1779, Thulin compte deux maîtres d'école pour une population de 95 enfants. 13 ans plus tard, en 1792, Thulin est sous le régime autrichien. Le 24 avril, une délégation d'officiers français, conduite par le lieutenant-colonel Foissac-Latour vient signifier la déclaration de guerre au général Beaulieu, commandant des troupes autrichiennes cantonnées dans la région de Mons. Le 29 avril, l'armée française tente une invasion vers Mons, mais elle est arrêtée à Quaregnon. Les Français battent en retraite. Le 20 octobre, le lieutenant-général des armées de la République française, Dumouriez, décide d'entreprendre personnellement l'invasion des provinces belges. Son armée est composée de 40.000 hommes et 100 canons. Le 28 octobre, l'avant-garde de Dumouriez s'empare de Quiévrain. Il ne fait aucun doute pour les Autrichiens que le but des Français est de s'emparer de Mons en passant par Thulin. Le 2 novembre, le général autrichien Staray fait occuper Thulin. Le 3 novembre, les troupes françaises (avec la Légion belge en tête) et autrichiennes s'affrontent à Thulin. L'attaque des belges est irrésistible, les Autrichiens abandonnent Thulin et se replient vers Boussu avant de contre-attaquer et ainsi d'obliger les alliés à se retirer vers Quiévrain. Le 4 novembre, la Légion belge renouvelle une offensive et s'empare alors de Thulin. Le 5 novembre, à Boussu, nos villageois furent réquisitionnés pour relever les blessés sur les champs de bataille, enterrer les cadavres des soldats et des chevaux. Durant ces deux combats, il y aura un peu plus de deux cents morts, des tombes seront alors creusées un peu partout.
Un an plus tard, en 1793, Une armée autrichienne de 40 000 hommes entre en campagne le 1er mars pour reconquérir les Pays-Bas. Aidés par les troupes prussiennes, ils vont parvenir à leur fin. Le 27 mars, les Autrichiens entrent dans Mons et obligent les Français à se retirer dans leur pays. Des troupes autrichiennes cantonnent dans les villages. Thulin aurait eu le privilège d'accueillir l'Archiduc Charles, général en chef des armées impériales.

Période française (1794 - 1815)

Le 27 juin 1794, les Français remportent la bataille de Fleurus.

Illustration de la bataille de Flerus par Jean-Baptiste Mauzaise

La bataille de Fleurus, par Jean Baptiste Mauzaisse

Cette deuxième occupation va durer 20 ans. Durant cette période, Moneuse et ses complices « les chauffeurs » vont commettre plus de 20 assassinats, 15 attaques nocturnes d'habitations et pas moins de 160 vols. Le surnom de « chauffeurs » est venu du fait qu'ils s'introduisaient la nuit dans une ferme ou une maison de maître isolée, qu'ils brûlaient les pieds du maître de maison en les mettant dans les flammes d'un feu ouvert afin de lui faire avouer où il avait caché son or et ses objets de valeur.
Le décret du 1er novembre 1795 stipule que les provinces belges sont annexées à la France. Les lois françaises y sont donc applicables et notamment celle du 01 septembre 1796 qui supprime les congrégations religieuses et confisque leurs biens.

Domination hollandaise (1815 - 1830)

En 1816, le roi de Hollande, Guillaume d'Orange devient souverain de la région. Il met l'enseignement en évidence. Une école primaire est érigée à Thulin. Ellecomprend des classes ainsi que deux habitations pour les instituteurs. Elle portera le nom « école du calvaire » et sera utilisée comme telle jusqu'en 1931.

L'indépendance de la Belgique

En 1830, les Belges en ont assez d'être opprimés. Un vent de liberté souffle sur tout le pays. Bruxelles donne l'exemple. La grande révolution nationale éclate. Suite à ces émeutes sur la façon de régner du roi Guillaume, le « Conseil communal », en sa séance du 7 septembre, décide de supprimer la kermesse de septembre à Thulin. Le 8 septembre, un drapeau rouge, jaune et noir est arboré en haut du clocher de l'église de Thulin sous la responsabilité du Bourgmestre Philippe Bosquet. Le 10 novembre, l'indépendance de la Belgique est proclamée.

De 1830 à 1914

En 1840, un réseau de chemin de fer à usage exclusif du charbonnage est installé à Thulin.
Dès août 1842, le transport des voyageurs est assuré sur la ligne Mons - Quiévrain en passant par Thulin.
En 1856: Construction d'une nouvelle église (celle actuelle) sur l'emplacement de l'ancienne. Arrivée d'un nouveau curé, l'Abbé Gailly.
1858: La ligne de chemin de fer Dour - Thulin est mise en service mais elle sera désaffectée après 1873.
1859: Construction d'un nouveau cimetière.
1860-1877: L'abbé Gailly fait construire diverses chapelles (Saint-Homme, Poninghe, Perche, Radon..)
En 1881: L'abbé Gailly fait installer des orgues dans l'église. C'est sous sa gouverne que sont bâties: l'école des sœurs de la rue Basse, l'école catholique des garçons et le patronage Saint-Martin de la Citadelle.

La Première Guerre mondiale (1914 - 1918)

Le 2 août 1914, l'Allemagne donne un ultimatum à la Belgique. Le 4 août, le tocsin sonne dans les villages belges pour annoncer la guerre. Le 8 août, le directeur (un ingénieur Allemand) de la papeterie Ducobu à Débiham est arrêté et transféré à Mons. Arrestation due au fait que tous les Allemands qui travaillent en Belgique sont considérés comme des espions potentiels. Le 22 août, les Britanniques entrent dans Thulin pour faire route vers Ville-Pommeroeul. Une unité britannique, dirigée par Arthur Osburn, prend position dans Thulin. Le 23 août, les premiers affrontements entre les Britanniques et les Allemands ont lieu vers 16h au pont de Thulin. Le 24 août vers 2h du matin, les Allemands sont à l'entrée de Thulin. Vers 4h, ils sont sur la Grand' Place. Vers 12 h, Thulin est rempli de soldats Allemands qui occupent toutes les rues et c'est pratiquement toutes les maisons qu'ils pillent. La bataille de Thulin est terminée. Dans l'après-midi, les Thulinois qui s'étaient enfuis vers élouges regagnent le village et constatent l'ampleur des dégâts causés par les Allemands.
L'occupation allemande va commencer, elle durera 4 ans. Durant cette période, les Allemands gouvernent Thulin tant du point de vue administratif que judiciaire. Parmi les diverses mesures qui étaient imposées, il y avait :

  • Nettoyage obligatoire des trottoirs tous les jours avant 10 h et nettoyage à l'eau le samedi.
  • Instauration d'une carte d'identité.
  • Instauration d'une carte de contrôle.
  • Instauration d'une carte de travail.

Beaucoup de vols seront commis dans les champs pendant cette occupation. Les autorités allemandes ont été mises devant le fait accompli que ce ne sont pas que les habitants du village ni ceux des villages voisins qui s'adonnent à cet exercice mais que les soldats Allemands sont en grande partie les auteurs de ses actes.
Le 7 novembre 1918: Les Allemands s'empressent de quitter Thulin, en faisant de nouveaux dégâts derrière eux: des rues et des ponts seront minés. Le 8 novembre, les soldats canadiens entrent dans Thulin. Le 11 novembre à 11 h, l'Armistice était venu, les cloches de l'église de Thulin annonçaient la fin de la guerre.

De 1920 à 1940

1939: Mobilisation générale au Pont de Thulin le 3 septembre.

La Seconde Guerre mondiale (1940 - 1945)

Le 10 mai 1940 dans les rues de Thulin, la nouvelle court de porte en porte, terrible et cinglante: « C'est la guerre ! »
1940: Durant la nuit du 22 au 23 mai, c'est la bataille de Thulin. Un des combattants a noté dans son carnet qu'il y avait eu de nombreuses pertes à la compagnie, il a été fait prisonnier le 23 mai à 10 h puis emmené au camp de Sagan en Silésie.
En 1943: Le 11 juin, les Allemands enlèvent la cloche de l'église.
Le 8 juin 1944: Des alertes fréquentes obligent les villageois à se diriger sans cesse vers les abris. Le 21 juillet, des drapeaux tricolores sont arborés aux fenêtres, mais vers 11h les Allemands reviennent. Le 17 août, la Grand'Route est bombardée et mitraillée. Le 1er septembre, les villageois assistent à de nouveaux bombardements au niveau de la Grand'Route. Le 3 septembre, les derniers Allemands quittent Thulin. Le 4 septembre, les Américains arrivent à Thulin.
En 1945: le 8 mai, la libération est signée à Reims. Le 9 mai, l'effigie d'Hitler est brûlée près de l'église.

Et mes ancêtres ?

Si vous jetez un coup d'oeil à mes recherches généalogiques (en cliquant sur "Ma Généalogie" en haut de la page), vous trouverez à Thulin mes données concernant les patronymes suivants: AMAND, BOULENGER, CARTON, CREPIN, DEBIEVE, DEHENIN, FINET, De HAYNIN, JACOB, LECOMTE, MANTEAU, PIERARD, POPULAIRE, PREVOT, ROBERT et ROUSSEAU.

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