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Genealexis

Histoires d'hier et d'aujourd'hui...

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Histoire de Tournai

La légende de la fondation de Tournai

Selon une légende introduite par Hériman, troisième abbé de Saint-Martin de Tournai, la ville fut fondée en 663 avant Jésus-Christ par Tullus Hostilius, troisième roi des romains. Elle fut ensuite détruite par Jules César 466 ans après la mort de Tarquin de Superbe (534-509 av J.C.). Elle devait être reconstruite par le duc troyen Turnus pendant la 2e année du règne de l'empereur Néron (37-68).

portrait de Tullus Hostilius

Tullus Hostilius

Tournai, fondée il y a plus de 2 000 ans, a changé bien souvent de nationalité: gallo-romaine, franque (cité royale sous le règne de Childéric Ier et de Clovis Ier, et donc ainsi la première capitale du royaume franc). Tournai est déjà une cité importante au temps des Romains. Au IIIe siècle, Saint Piat évangélise la ville qui passe au ve siècle sous la domination des Francs Saliens. Aux alentours de 850, elle est intégrée dans le comté de Flandre, qui deviendra pays vassal du roi de France. À partir de 1187, suite aux luttes des Tournaisiens, la ville acquiert une certaine indépendance vis-à-vis du reste du comté en dépendant directement de la couronne de France (tandis que son pays, le Tournaisis, reste flamand jusqu'à son annexion par Philippe le Bel).

carte de la france et de la belgique au XIIe siècle

La frontière franco-belge aux XIe et XIIe siècles

Elle reste française jusqu'en 1521 (exceptée une brève occupation anglaise sous Henri VIII en 1513). En 1521, le siège de la ville fait passer cette dernière aux mains de Charles Quint et Tournai rejoint ainsi les Pays-Bas espagnols. Louis XIV la conquiert en 1668, mais doit la céder à l'Autriche en 1713. À partir de cette date, la cité connaîtra le même sort que l'ensemble des Pays-Bas autrichiens. En 1745 a lieu la bataille de Fontenoy (village situé à plus ou moins 10 km de Tournai) avec la victoire française et irlandaise contre les troupes anglaises et autrichiennes.

carte du siège de Tournai de 1794

Le siège de Tournai en juin 1794
(source: Wikipedia Commons)

La ville est conquise par la France sous la Révolution et l'Empire, puis est rattachée au royaume des Pays-Bas (1815). En 1830, elle est intégrée dans la Belgique indépendante.

vue aérienne de Tournai en Belgique vers 1914

Vue de Tournai en 1914
(source: BNF)

La rue Merdenchon et la peste à Tournai

Cette rue autrefois adossée aux murs de la vieille enceinte, était peu fréquenté, remarquablement malpropre, et méritait à tous égards la qualification de vicus merdo que lui donne un ancien manuscrit du chapitre. Au XIVe siècle, plusieurs tanneurs u résidaient et ne contribuaient pas peu à en augmenter la saleté et l'insalubrité.

En 1349, la peste noir exerça d'affreux ravages sur tout l'Europe. Au début du mois d'aout, la maladie qui attaquait le peuple plus prédisposé à la subir en raison de sa misère, se déclara dans une maison infime de la rue Merdenchon et envahit bientôt les autres quartiers de la ville.

Sur un plan de Tournai, imprimé à Paris en 1745, la rue Merdenchon est appelée abusivement rue du Maistre de camp. Hoverlant commet aussi une erreur en faisant dériver Merdenchon de Maire Dauchon, magistrat qui, selon cet auteur, aurait habité ladite rue. Nos recherches à propos de ce nom nous ont convaincu qu'il n'a varié que dans la manière de l'écrire. Ainsi nous avons trouvé dans les actes authentiques, Mierdencon, Merdencon, Merdenchon et Meldenson.

La peste noire à Tournai en 1349

La peste noire à Tournai en 1349
(source: Bibl. Royale de Bruxelles, cl. Goldner)

Le mal sévissait d'une manière si cruelle, que les animaux domestiques en étaient atteints. Les âtres ou cimetières étant devenus trop petits pour recevoir les corps des victimes, force fut donc d'ouvrir de nouvelles fosses près des Croisiers et au Val d'Orcq, où l'on ensevelissait les cadavres dans de la chaux vive. Les pompes funèbres et le glas des cloches avaient été interdits afin de la pas ajouter à l'éffroi des populations. Cette épidémie dura trois années consécutives et, s'il fallait en croire Li Muisis , il mourut bien vingt-cinq mille personnes en cette ville. (Texte extrait de "Tournai ancien et moderne", par Aimé François Joseph Bozière, 1864). En 1864, la rue s'appelait encore rue Merdenchon. De nos jour elle correspond à la rue Cherquefosse.

Le 14 du mois de germinal an XIII (donc le 3 avril 1805), alors que Tournai fait partie de la République Française, est né dans cette rue François Joseph FIEVEZ, mon ancêtre il y a 8 génération (sosa n°194). Il est le fils de Pierre Bauduin Jospeh FIEVEZ, 39 ans, faiseur de bas et de Thérèse LESCRENIER, son épouse. Quelques années plus tard, Pierre et Thérèse s'installeront au n°4 de la rue Saint-Piat (ci-dessous), où Pierre finira ses jours le 5 février 1839.

La rue Saint-Piat

La rue Saint-Piat doit son nom à un missionnaire envoyé par le pape évangéliser la région des Ménapiens (Tournaisis). il serait mort pour la foi en 286 à Seclin (Nord), il est considéré comme saint par l'Église catholique.

La rue Saint-Piat à Tournai sur une carte postale ancienne

La Tour Henri VIII

Deux après la prise de possession de Tournai par Henri VIII (roi d'Angleterre) en 1513, le gouverneur décide de faire construire une citadelle sur la rive droite de l'Escaut. La partie nord de la ville fut séparée du reste de l'enceinte par un fossé et une muraille qui passaient par la rue Joseph Hoyois et la Place Verte actuelle. La citadelle occupait presque un huitième de la superficie de la ville. À l'une de ses extrémités, une tour massive, dite «Grosse Tour» ou Tour Henri VIII, servait de donjon. La citadelle fut démantelée en 1667, après la prise de la ville par Louis XIV. Il n'en subsiste que la Tour Henri VIII.

La Tour Henri VIII à Tournai sur une carte postale ancienne

La Tour Henri VIII

Les rues de Tournai

La rue Saint Martin à Tournai sur une carte postale ancienne

La rue Saint Martin

La maison des brasseurs à Tournai sur une carte postale ancienne

La maison des brasseurs

La marché aux poissons à Tournai sur une carte postale ancienne

Le marché aux poissons

Le "Monument aux français" rappelent le souvenir des soldats français morts durant le siège de la citadelle d'Anvers en 1832.

Le monument aux français à Tournai sur une carte postale ancienne

Le monument aux français

Le palais de justice de Tournai sur une carte postale ancienne

Le palais de Justice

le réfectoire du pensionnat de Tournai sur une carte postale ancienne

Le réfectoire du pensionnat

Et mes ancêtres ?

Si vous jetez un coup d'oeil à mes recherches généalogiques (en cliquant sur "Ma Généalogie" en haut de la page), vous trouverez à Tournai mes données concernant les patronymes COULON, CRAIX, DELEZENNE, DELSEINE, DUFRENE, FIEVEZ, GURNET, LECHEVIN, LESCRENNIER, MANBOUR, PARZY et VAN WAEFELGHEM.

Pour aller plus loin