Vous-êtes ici:  Accueil Terres d'ancêtres Belgique Tournai

Allemagne


Bavière
Saxe

Etats-Unis


New-York
Oklahoma
Pennsylvanie
Texas

Tournai (Belgique)

Tournai, fondée il y a plus de 2 000 ans, a changé bien souvent de nationalité: gallo-romaine, franque (cité royale sous le règne de Childéric Ier et de Clovis Ier, et donc ainsi la première capitale du royaume franc). Tournai est déjà une cité importante au temps des Romains. Au IIIe siècle, Saint Piat évangélise la ville qui passe au ve siècle sous la domination des Francs Saliens. Aux alentours de 850, elle est intégrée dans le comté de Flandre, qui deviendra pays vassal du roi de France. À partir de 1187, suite aux luttes des Tournaisiens, la ville acquiert une certaine indépendance vis-à-vis du reste du comté en dépendant directement de la couronne de France (tandis que son pays, le Tournaisis, reste flamand jusqu'à son annexion par Philippe le Bel).

carte de la france et de la belgique au XIIe siècle
La frontière franco-belge aux XIe et XIIe siècles


Elle reste française jusqu'en 1521 (exceptée une brève occupation anglaise sous Henri VIII en 1513). En 1521, le siège de la ville fait passer cette dernière aux mains de Charles Quint et Tournai rejoint ainsi les Pays-Bas espagnols. Louis XIV la conquiert en 1668, mais doit la céder à l'Autriche en 1713. À partir de cette date, la cité connaîtra le même sort que l'ensemble des Pays-Bas autrichiens. En 1745 a lieu la bataille de Fontenoy (village situé à plus ou moins 10 km de Tournai) avec la victoire française et irlandaise contre les troupes anglaises et autrichiennes.

carte du siège de Tournai de 1794
Le siège de Tournai en juin 1794
(source: Wikipedia Commons)


La ville est conquise par la France sous la Révolution et l'Empire, puis est rattachée au royaume des Pays-Bas (1815). En 1830, elle est intégrée dans la Belgique indépendante.

vue aérienne de Tournai en Belgique vers 1914
Vue de Tournai en 1914
(source: BNF)

La rue Merdenchon et la peste à Tournai

Cette rue autrefois adossée aux murs de la vieille enceinte, était peu fréquenté, remarquablement malpropre, et méritait à tous égards la qualification de vicus merdo que lui donne un ancien manuscrit du chapitre. Au XIVe siècle, plusieurs tanneurs u résidaient et ne contribuaient pas peu à en augmenter la saleté et l'insalubrité.

Dans un plan de Tournai, imprimé à Paris en 1745, la rue Merdenchon est appelée abusivement rue du Maistre de camp. Hoverlant commet aussi une erreur en faisant dériver Merdenchon de Maire Dauchon, magistrat qui, selon cet auteur, aurait habité ladite rue. Nos recherches à propos de ce nom nous ont convaincu qu'il n'a varié que dans la manière de l'écrire. Ainsi nous avons trouvé dans les actes authentiques, Mierdencon, Merdencon, Merdenchon et Meldenson.

En 1349, la peste noir exerça d'affreux ravages sur tout l'Europe. Au début du mois d'aout, la maladie qui attaquait le peuple plus prédisposé à la subir en raison de sa misère, se déclara dans une maison infime de la rue Merdenchon et envahit bientôt les autres quartiers de la ville.

La peste noire à Tournai en 1349
La peste noire à Tournai en 1349
(source: Bibl. Royale de Bruxelles, cl. Goldner)

Le mal sévissait d'une manière si cruelle, que les animaux domestiques en étaient atteints. Les âtres ou cimetières étant devenus trop petits pour recevoir les corps des victimes, force fut donc d'ouvrir de nouvelles fosses près des Croisiers et au Val d'Orcq, où l'on ensevelissait les cadavres dans de la chaux vive. Les pompes funèbres et le glas des cloches avaient été interdits afin de la pas ajouter à l'éffroi des populations. Cette épidémie dura trois années consécutives et, s'il fallait en croire Li Muisis , il mourut bien vingt-cinq mille personnes en cette ville. (Texte extrait de "Tournai ancien et moderne", par Aimé François Joseph Bozière, 1864). En 1864, la rue s'appelait encore rue Merdenchon. De nos jour elle correspond à la rue Cherquefosse.

Et mes ancêtres ?

Si vous jetez un coup d'oeil à mes recherches généalogiques (en cliquant sur "Ma Généalogie" en haut de la page), vous trouverez à Tournai mes données concernant les patronymes suivants: COULON, CRAIX, DELEZENNE, DELSEINE, DUFRENE, FIEVEZ, GURNET, LECHEVIN, LESCRENNIER, MANBOUR, PARZY et VAN WAEFELGHEM.

Bibliographie