Genealexis

Histoires d'hier et d'aujourd'hui...

Vie d'autrefois

Au milieu du XVIIIe siècle, la découverte en Amazonie du latex, défini par le Larousse comme une « émulsion de composition variable sécrétée par certaines plantes et ayant souvent un aspect laiteux. », amène les savants européens à chercher des applications pour cette matière souple et élastique.


La récolte du latex
(Musée du Congo)

Dans une communication à l'Académie des Sciences de 1751, Charles Marie de la Condamine, découvreur du latex, encourage ses auditeurs à en " étudier les propriétés et rechercher le parti que l'on pourrait en tirer ". La première application que l’on trouve à cette nouvelle matière, et curieusement pendant près de cinquante ans la seule, sera celle d'effacer les traits de « crayon gris ».

D’ailleurs, ça me rappelle les gommes à deux couleurs, avec un côté rose pour le « crayon gris » et un côté bleu qui était censé effacer l’encre mais qui, chez moi, se contentait d’arracher la feuille ou de faire de grandes traces bleues. Bref, si la grande histoire de la gomme vous intéresse, je vous invite à lire un document issu de ma collection personnelle que j’ai numérisé pour vous permettre de le consulter.

Découvrez la grande histoire de la gomme en cliquant sur le lien ci-dessous ! (pdf)

http://www.genealexis.fr/pdf/histoire_de_la_gomme.pdf

 

Aujourd’hui, je vais faire appel au gourmand qui est en vous, celui qui aime les chocolats fourrés à la menthe, les éclairs au café, les africains (une spécialité valenciennoise proche du suisse), celui qui aime les crêpes au chocolat sur lesquelles on dépose des rondelles de banane et une boule de glace à la vanille, et que l’on mange accompagné d’un verre de Kwak ou d’une tasse de chocolat chaud, en vous proposant un article sur le cresson. Je sais que l’on fait mieux comme sujet, mais grâce à moi, vous allez pouvoir briller en société quand vos amis lanceront un débat enflammé sur le cresson. (Quoi ? Vous ne faites pas ça chez vous ?)

Laissez-moi vous raconter.

Nous sommes à la fin du XVIIe siècle, dans les cuisines de Versailles, Louis XIV, le Roi Soleil, brille de toute sa splendeur. Il imprime sa marque sur les modes, sur l’art, sur le théâtre, sur les jardins, sur l’architecture et bien sûr, on festoie en grande pompe. Mais quelques problèmes de digestion obligent parfois le Roi à être plus raisonnable et à suivre les conseils de ses médecins qui lui recommandent de commencer son repas par trois ou quatre assiettées d'un "potage de santé" à base de cresson.


Le cresson

Un article paru dans la revue Rustica au milieu des années 90 rapporte que le cresson était « déjà fort apprécié des Grecs et des Romains, cette plante sauvage originaire du Moyen-Orient ne tarda pas à faire partie du repas des habitants de l’Île-de-France. Au moyen-âge, il poussait dans les fossés, au bord des ruisseaux ou dans des baquets percés, remplis de terre et mis en eau. Certains le désignaient comme une plante aux vertus médicinales. On surnommait le cresson, qui est riche en sels minéraux et en vitamines, « la santé du corps ». La consommation devenant de plus en plus importante, on passa de l’état de cueillette à celui de culture. Celle-ci fut mise au point en Allemagne.


La cueillette du cresson dans l'Eure

C’est seulement à partir de 1810 que la France s’intéressa de plus près à ces méthodes de production. Un certain M. CARDON, maraîcher originaire de Saint-Léonard, près de Senlis dans l’Oise, fit venir quelques ouvriers prussiens afin de développer la technique des cressonnières artificielles en eau courante. Bien vite, la région s’imposa pour la qualité de sa production et devint la spécialiste de cette culture. Au milieu des années 90, c’est l’Essonne qui avait pris le relais de cette tradition culturale avec 60 fosses à cresson dit « de fontaine ». Le cresson y était toujours cueilli à la main, tous les vingt-cinq jours, de mars à l’octobre, ce qui demandait beaucoup de savoir-faire et de patience. »

Et voilà, grâce à moi, vous êtes devenu un pro de l’histoire du cresson.

Ne partez pas (enfin... pas tout de suite) ! Je ne vais pas vous parler de l'un des nombreux contes de Noël écrits par les frères Grimm ou par Hans Christian Andersen, mais la tradition veut que, pendant les fêtes de fin d'années, les bloggeurs écrivent quelques mots pour souhaiter à leurs lecteurs d'agréables fêtes de fin d'année. Seulement voilà, j'aurais aimé faire ça de façon originale, sans tomber sur la traditionnelle tête de Père Noël suivie d'un gros "Joyeux Noël" clignotant (chacun fait ce qu'il veut, je ne juge pas).

Je me suis donc dit que je pouvais, par exemple, vous raconter que nous célébrons l'anniversaire de la naissance de Jésus, fils de Dieu et prophète des chrétiens, mais je suis sûr que vous connaissez déjà l'histoire: Marie fait un bébé toute seule (comme dans la chanson) et le met au monde dans une étable car tous les Bed & Breakfasts de la région sont complets. Puis, après avoir déposé l'enfant dans une mangeoire, elle reçoit la visite de Melchior, Balthazar et Celui-dont-on-oublie-toujours-le-nom, trois types venus d'Orient avec des cadeaux pour le nouveau-né, s'étant uniquement orientés en suivant l'Etoile du Berger. Ce qui me fait penser, au passage, que je me demande soudain si le berger de la crèche est le même que celui de l'étoile (qui est en réalité la planète Venus). Les curieux seront également ravis d'apprendre que le mot crèche vient du francique signifiant mangeoire. Bref, nos trois compères arrivent finalement à Bethléem et mangent une galette avec la famille du nourrisson. Le cousin Saül, ayant obtenu la fève, devient le premier roi d'Israël.

les rois mages mangent la galette des rois

Les rois mages mangent la galette des rois
(source: Le Monde)

Je ne suis cependant pas très porté sur la religion, et de toute façon, la date du 25 décembre ne correspond pas du tout à la naissance du "Petit Jésus", elle aurait été choisie au IVe siècle car elle coïncidait avec la fête romaine du Sol Invictus - dans le calendrier julien, le solstice d'hiver tombait le 25 - période durant laquelle était célébrée la naissance du dieu Mithra, né selon la légende un 25 décembre. En clair, il s'agissait pour les catholiques romains de remplacer une naissance par une autre en substituant la Nativité à une fête païenne, et ainsi convertir petit à petit les païens à la nouvelle religion.

Plus sérieusement, j'aurais pu aussi vous relater l'histoire de cet évêque Nicolas de Myre, né à la fin du IIIe siècle. Selon le conservateur du Musée Copte, il possédait un héritage important et distribuait des cadeaux et de la nourriture aux pauvres et aux familles modestes pendant la nuit, de façon anonyme. Cependant voilà, j'ai préféré abandonner car, selon Wikipédia, j'aurais également du vous par de trois enfants découpés en petits morceaux par un horrible boucher (rassurez-vous, ils ont été ressuscités par Nicolas) et d'une dépouille volée par 62 marins venus de Bari en Italie. Honnêtement, je ne veux pas être responsable des conséquences de ma révélation, à savoir que le Père Noël ne vient pas d'un petit chalet en bois au fin fond du Pôle Nord mais plutôt d'une ville située en Anatolie (Turquie), surtout quand on pense à la situation politique dans cette région du monde.

Saint-Nicolas et les trois enfants

Saint-Nicolas et les trois enfants

Certains me condamneront sûrement pour avoir aborder la religion avec autant de légèreté, disons que c'est ma façon à moi de rendre hommage à ceux qui nous ont quitté il y a presque un an, victimes d'une guerre de religion moderne.

 

 

Joyeux Noël à toutes et à tous.

 

 

Je vous propose un petit document qui raconte comment le muguet est devenu un porte bonheur.
(source: Revue Horizons n°4 de mai 2014).

pour le muguet est symbole de bonheur

 

 

Dimanche 8 mars 2015, nous célébrons la Journée internationale de la femme. Si c’est aujourd’hui un rendez-vous traditionnel, il n’en a pas été toujours de même. C’est peu de temps avant la Première Guerre Mondiale que l’on en entend parler pour la première fois. Trouvant son origine dans les mouvements ouvriers, cette journée s’inscrit dans un long processus d’émancipation de la femme et de reconnaissance de ses droits.

des suffragettes aux Etats-Unis vers 1910

Des suffragettes vers 1910

 

Leurs revendications ? Le droit de vote, le droit au travail et la fin des discriminations au travail ! 1945, les Nations Unies signent, à San Francisco, une charte pour « proclamer l’égalité des sexes en tant que droit fondamental de la personne humaine » et par conséquent promouvoir et protéger l’égalité des droits des femmes. Les Françaises accèdent enfin alors (soit plus de 30 ans après d’autres pays européens) aux bureaux de vote. La Journée internationale de la femme s’instaure dès lors dans la tradition. Elle est reconnue officiellement en 1977. En France, sa reconnaissance législative date de 1982.

Chaque année, cette journée célèbre les actes de courage et de détermination de femmes ordinaires qui ont joué un rôle important dans l’histoire des droits des femmes et rappelle les pouvoirs publics et la société civile à l’urgence d’une plus juste prise en compte de leurs aspirations.

(Source : Horizons n°2 de mars 2015, mensuel distribué gratuitement aux habitants de la Porte du Hainaut. )