Il y a 100 ans.... à l'école
Bonjour,
Au hasard d'un "surf" sur internet, j'ai trouvé ce document daté de 1908.

Il me donne l'occassion de revenir sur l'histoire de l'éducation en France.
Après quelques tentatives sous la Révolution française puis après la Révolution de 1848, l'instruction obligatoire est instituée par la loi du 28 mars 1882 (dite « loi Ferry »). L’instruction primaire devient alors obligatoire pour les enfants des deux sexes âgés de six ans révolus à treize ans révolus. Elle peut être donnée soit dans les établissements d’instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou privées, soit dans les familles, par le père de famille lui-même ou par toute autre personne qu’il aura choisie.

portrait de Jules Ferry
L'article 1 de la loi du 28 mars 1882 précise :
- L’instruction morale et civique ;
- La lecture et l’écriture ;
- La langue et les éléments de la littérature française ;
- La géographie, particulièrement celle de la France ;
- L’histoire, particulièrement celle de la France jusqu’à nos jours ;
- Quelques leçons usuelles de droit et d’économie politique ;
- Les éléments des sciences naturelles physiques et mathématiques, leurs applications à l’agriculture, à l’hygiène, aux arts industriels, travaux manuels et usage des outils des principaux métiers ;
- Les éléments du dessin, du modelage et de la musique ;
- La gymnastique ;
- Pour les garçons, les exercices militaires ;
- Pour les filles, les travaux à l’aiguille.
L'instruction obligatoire était initialement prévue de 6 à 13 ans, mais les élèves titulaires du certificat d'études primaires pouvaient quitter l'école dès 11 ans. En 1936, la loi du 9 août, initiée par Jean Zay, fait passer l'obligation jusqu'à 14 ans. En 1959, la réforme Berthoin repousse la fin de l'instruction obligatoire à 16 ans. Des projets ont existé pour la retarder à 18 ans, notamment le Plan Langevin-Wallon (1944-1946).
Le cas de l'Alsace-Lorraine
Le 18 avril 1871, avant même la signature du traité de Francfort, le comte Friedrich Alexander von Bismarck-Bohlen, gouverneur général d'Alsace-Lorraine, institue l'obligation scolaire (die Schulpflicht).
Cet enseignement se faisait en allemand de 6 à 14 ans pour les garçons et de 6 à 13 ans pour les filles. Cette différence entre les sexes fut tout de suite critiquée par le clergé protestant[1] ; « Sommes-nous en Orient ? » se demandait en janvier 1872 l'inspecteur ecclésiastique de la Petite-Pierre. Et les pasteurs avaient l'ordre de tout faire pour favoriser le maintien des filles à l'école jusqu'à quatorze ans. Chez les catholiques au contraire on jugeait souvent que la limite de quatorze ans pour les garçons était trop élevée et on aurait voulu l'abaisser à douze ans ; l'abbé Grosse parlait de « la prolongation démesurée de l'obligation scolaire »[2]. L'abbé Winterer, député au Reichstag, disait d'ailleurs en le regrettant : « J'ai constaté que les dépenses faites pour l'instruction publique dépassaient de beaucoup celles de tout autre pays d'Europe ».
L'opposition à cette loi fut évidemment très vive dans le monde agricole où les travaux d'été réclamaient l'aide des garçons tandis que dans les familles catholiques surchargées d'enfants la fille aînée devait souvent rester à la maison pour garder ses jeunes frères et sœurs. Souvent l'administration baissait les bras : « Que puis-je faire ? » soupirait le maire de Rohr.
La date de référence était le 30 septembre. Cela signifiait qu'un enfant qui atteignait l'âge de sortie après cette date devait théoriquement encore une année de scolarité alors que des camarades de la même classe d'âge pouvaient quitter l'école et entrer dans la vie active. Mais en pratique, on accordait des dispenses à cette règle. La mise en application de l'ordonnance fut effective dès la rentrée de Pâques 1871.
Dans chaque commune fut créé un Conseil scolaire (Ortschulvorstand) où siégeaient le maire, un délégué du Conseil municipal, un délégué des parents, le curé ou le pasteur et, bien sûr, l'enseignant des élèves.
En France, l'école ne devint obligatoire que onze années plus tard avec les lois de Jules Ferry (28 mars 1882) appliquées à la rentrée 1883. Elle ne s'étendait que jusqu'à treize ans mais on ne faisait pas de différence sur ce point entre garçons et filles.
Bibliographie
A l'école des Anciens : Professeurs, élèves et étudiantsJules Ferry (Biographie)
Mis à jour ( Vendredi, 29 Janvier 2010 17:38 )
La Somme en ligne
Vous étiez nombreux à l'attendre, c'est fait depuis le 25 janvier 2010 dans la soirée. Les archives départementales de la Somme (80) sont enfin en ligne en cette adresse http://archives.somme.fr/ Les passionnés y trouveront de considérables ressources comme par exemple :
Plus d'infos : http://geneinfos.typepad.fr/geneinfos/2010/01/etat-civil-en-ligne-la-somme-met-le-paquet-.html Une discussion à ce propos : http://www.la-genealogie-entre-amis.com/forum/viewtopic.php?id=566&action=new Bonnes recherches ! Mis à jour ( Mercredi, 27 Janvier 2010 15:50 ) Qui l'eu cru ?Bonsoir, La crue de 1910 est surtout connue pour avoir innondé la capitale. Cependant, les documents extraits du journal l'illustration du 29 janvier1910 témoignent de l'ampleur de la crue en province : "Presque autant qu'à Paris et dans sa banlieue, le long de la Seine, le déluge de ces jours derniers a causé, en province, des désastres, interrompu les communications, pronfondément troublé la vie des populations; ne pouvant montrer pour toutes les régions, pour toutes les localités éprouvées, des tableaux ou des scènes, qui d'ailleurs se répéteraient, nous nous bornons à reproduire quelques exemples typiques et saisissants des effets de la crue des eaux à Auxerre, àTroyes, à Besançon, à Chambery."
![]() A Troyes : une maison sur le chemin des Champs de la Loge.
Les 20 et 21 janvier 1910, la crue du Doubs a frappé Besançon et les rues de la capitale comtoise se retrouvent bientôt noyées sous une crue exceptionnelle, une crue qui a une chance sur cent de se produire chaque année, disent les experts.Avec une montée horaire de 13 cm, le pic de la crue est de 9m57 le 21 janvier à 3 heures du matin, soit 72 cm plus haut que le niveau atteint en 1882.
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Besançon pendant l'inondation de 1910 Si la crue de 1910 est un sujet qui vous intéresse, rendez vous sur l'un de ces deux sites : Bibliographie Paris inondé : La grande crue de 1910Mis à jour ( Vendredi, 29 Janvier 2010 17:40 ) |








