Genealexis

Histoires d'hier et d'aujourd'hui...

Histoire Locale

Bonsoir,

La crue de 1910 est surtout connue pour avoir innondé la capitale. Cependant, les documents extraits du journal l'illustration du 29 janvier1910 témoignent de l'ampleur de la crue en province :

"Presque autant qu'à Paris et dans sa banlieue, le long de la Seine, le déluge de ces jours derniers a causé, en province, des désastres, interrompu les communications, pronfondément troublé la vie des populations; ne pouvant montrer pour toutes les régions, pour toutes les localités éprouvées, des tableaux ou des scènes, qui d'ailleurs se répéteraient, nous nous bornons à reproduire quelques exemples typiques et saisissants des effets de la crue des eaux à Auxerre, àTroyes, à Besançon, à Chambery."

 

troyes pendant l'innondation de 1910
 A Troyes : une maison sur le chemin des Champs de la Loge.

 

 
Les 20 et 21 janvier 1910, la crue du Doubs a frappé Besançon et les rues de la capitale comtoise se retrouvent bientôt noyées sous une crue exceptionnelle, une crue qui a une chance sur cent de se produire chaque année, disent les experts.Avec une montée horaire de 13 cm, le pic de la crue est de 9m57 le 21 janvier à 3 heures du matin, soit 72 cm plus haut que le niveau atteint en 1882.

 

le square saint amour de besançon 1910

 

Besançon pendant l'inondation de 1910

Si la crue de 1910 est un sujet qui vous intéresse, rendez vous sur l'un de ces deux sites :

Bibliographie

Paris inondé : La grande crue de 1910

Bonjour,

Aujourd'hui je vous propose un voyage dans le temps...de la période d'euphorie que fut la "Belle Epoque" aux "Années folles" en passant pas la Première Guerre Mondiale.

1) Le cimetière :




2) En avion au dessus de l'église :



3) Pendant la Première Guerre Mondiale :

Le sud de la région de Bétheniville, dite des "Monts-de-Champagne" compte 2 villages totalement détruits entre 1914 et 1918 : Nauroy et Moronvilliers. Leurs noms ont été repris par les communes voisines de Pontfaverger et Beine pour donner aujourd'hui les villages dePontfaverger-Moronvilliers et Beine-Nauroy. Ces deux villages détruits font partie de la quantité de sites à jamais marqués par la grande guerre et que l'on retrouve tout le long de la voie sacrée, cette route de Reims à Verdun par laquelle on peut aussi accéder à Bétheniville par le sud. Le site de Moronvilliers abrite aujourd'hui un centre de recherche de haut niveau du CEA.



D'autres cartes postales sont disponibles là :

 

Bonjour,

La généalogie m'a amené à m'intéresser à l'histoire locale, aujourd'hui je vous propose un extrait du journal "L'Impartial du Nord" du jeudi 1er Octobre 1908. Cet article aborde un sujet qui semble grave en 1908 mais nous ferait sans doute sourire en 2009. Peut-être allez vous trouver ça drôle...tout dépend de votre patriotisme. 

Voici le texte de l'article :

"Monsieur le Rédacteur,

Il y a dans notre commune un citoyen prétendu tel, qui prend plaisir à employer le drapeau tricolore pour servir  d'épouvantail aux moineaux.
En passant dans l'avenue Duschesnois, on peut voir, en effet, dans la propriété de M. Auguste D(2), maraîcher, conseiller municipal socialiste unifié, un drapeau tricolore planté en haut d'un pommier.
Il y a environ huit jours que ce scandale dure et il paraît que Monsieur D. prend un plaisir extrême à manifester ainsi son antipatriotisme.
Qu'en pense le citoyen Hornez, maire de la commune(1), conséquemment chef de la police municipale ?"

Et c'est signé : "un socialiste patriote" 

101 ans plus tard je me suis imaginé chez moi, avec un drapeau en haut du pommier qui est planté dans mon jardin. Je suis curieux de savoir comment pourraient réagir les autorités dans une telle situation. Il faut tout de même admettre que même sans être un fervent patriote, un drapeau est tout un symbole...

A bientôt,
Alexis 

Sources :

Le Chou Rouge "Gazette d'Histoire et d'Ethnologie locale",  octobre - Novembre - Décembre 2008.

L'Impartial du Nord, Jeudi 1er octobre 1908.

Notes :

(1) Il s'agit certainement de la commune de Saint Saulve dans le nord

(2) J'ai juste mis la première lettre du nom de la personne pour protéger ses descendants.

 

Flénu est une ville du Hainaut Belge où est née QUINTIN Eva Marie Emilia (c'est la grand mère de mon grand père) en 9 mai 1882. C'est aussi dans cette commune qu'elle épousera AMAND Adolphe le 3 décembre 1901. 

Eva QUINTIN et trois de ses fils

Eva Quintin et 3 de ses fils

Mais avant de nous plonger dans l’histoire de la petite ville de Flénu, mieux vaux peut-être commencer par quelques chiffres.:  5216 Habitants se partagent 380 hectares situés à une altitude variant entre 75 et 85 mètres. Flénu est une ancienne propriété des chanoinesses de Sainte Waudru à Mons, le territoire flénusien a toujours oscillé entre Quaregnon et Jemappes. Au fil des siècles de nombreux puits d’extraction de charbon creusés dans le bassin du Borinage on permis à Flénu de connaitre un essor important...

En 1186: Sous le règne du comte de Hainaut Baudouin V Le Courageux, le nom de Flénu fut cité pour la première fois sur une liste des Domaines du Pays de Mons.

blason ancien hainaut

Ancien blason des Comtes de Hainaut

12e siècle, Flénu se dit alors "Flénut". On fait venir ce terme du wallon " flin " qui veut dire silex, ou encore du germain " Flunöth ", signifiant " bois d'érables, de frênes ". D’autres sources précisent que le mot Flénu ou Fleenut ou encore Flenut provient du vieux terme roman «Flenne » qui signifie Belette; quant à la désinence« ut », u (utum, etum en latin) elle indique l’abondance. Flénu désigne donc un lieu où abondaient les belettes. Ce petit carnassier n'a pas disparu du territoire, il se confine encore dans les terrils boisés.

En 1405, commence l’extraction officielle de la houille par le fonçage de deux trous dans le bois pour le compte des Dames de Mons de cette époque.

En 1452, Flénu devient un fief. Le charbon extrait ensuite par les diverses sociétés charbonnières a reçu le nom de « le Flénu » C'était un charbon gras inflammable (houille à gaz) qui était extrait sous les territoires de Cuesmes, Frameries, Wasmes, Pâturages, Quaregnon et Jemappes. « Le Flénu » doit son nom au fief de Flénu, dépendant autrefois de la juridiction du Chapitre de Sainte Waudru à Mons.

Une famille assez étonnante que celle de Sainte Waudru. Avec son époux, ils connurent la paix et le bonheur. L'Eglise reconnaît son mari comme un saint, saint Vincent. Leur fils également, il s'appelle saint Landry et pour ne pas être en reste leurs deux filles s'appellent sainte Madelberte et sainte Adeltrude. D'ailleurs, les trois enfants étant entrés au couvent, les parents firent de même. Saint Vincent à l'abbaye d'Haumont dans le nord de la France et sainte Waudru fonda le monastère de Chateaulieu sur une colline où s'éleva plus tard la ville de Mons.

Cependant, ce ne sera qu'au XIIIème siècle que cette autorité englobera sous son sceau en même temps Asquillies, Cuesmes, Jemappes, Nimy-Maisières, Quaregnon, Frameries et Quévy-le Grand.

6 Novembre 1792 : "Bataille De Jemappes": Perché sur les hauteurs de Jemappes (" Jemmapes " à l'époque), au milieu de l'actuelle Cité du Coq, un obélisque rappelle la victoire française du 6 novembre 1792, remportée par les troupes de Dumouriez sur les armées autrichiennes, ce qui assura la conquête de la Belgique.

bataille_de_jemappes_1792 Cabinet des Estampes, collection de Vinck

La "Bataille de Jemappes" (Cabinet des Estampes, collection de Vinck)

Cette bataille fut particulièrement sanglante et n'eut pas Jemappes comme seul cadre. En fait, déjà plus d'une semaine avant, les troupes de la jeune république française et celles de l'Autriche se trouvaient en présence. Et cette bataille s'est donnée de Ciply jusque Quaregnon en passant par Cuesmes et Flénu. Les derniers affrontements eurent même lieu aux portes de Mons.

En 1866, Flénu était un hameau industriel de Jemappes et était appelé le Cœur du Vieux Borinage. Mécontents de la fiscalité Jemappienne, les dirigeants des houillères introduisirent en 1866 une demande de séparation.

En 1868, un arrêté royal faisait de l’église de Flénu une paroisse dont la sainte patronne fut Sainte Barbe, protectrice des mineurs.

En 1870:  " Flénu devient une commune autonome".  Sur proposition du gouverneur, les 2.148 habitants du hameau deviennent citoyens d'une commune autonome. C'est ainsi que les gens du Haut et du Bas Flénu, du centre, de Mascaux et Genestrois deviennent des Flénusiens.

En 1875, le cimetière est construit.

En 1912, Le service postal n'est plus assuré par Jemappes; un nouveau bureau est créé.

23 août 1914 : L'armée allemande fusilla douze civils et y détruisit douze maisons lors des atrocités allemandes commises au début de la Première Guerre mondiale.

 

En 1971: "Flénu fusionne avec Jemappes":  Le 18 février, lors de la première fusion des communes, Flénu revient dans le giron de Jemappes et forme la ville de Jemappes .Cette dernière a conservé les armes octroyées par  A.R. du 22 mars 1920.

En 1977: La Ville de Jemappes est englobée par la Ville de Mons lors de la seconde fusion des communes.

Sources

Voici quelques liens si vous avez envie d'en savoir un peu plus :

Article "Flénu" dans l'encyclopedie Wikipedia

Villages de Mons

Qui est Sainte Waudru ?

 

 

 

 

 

A Onnaing, le 9 décembre 1895, Noël Jules JOLY  épouse Adélaïde PELEZ . Il est alors dit "Faïencier", j'ai pensé que l'occasion était venue de faire un point sur l'histoire de la faïencerie d'Onnaing.

En Février 1821, une faïencerie est fondée à ONNAING sur le lieu dit " L'Arsin " par deux familles nobles, les de BOUSIES et de SECUS. Charles de BOUSIES et Frédéric de SECUS avaient déjà créé une faïencerie en Belgique (Nimy) en 1789, qui fut reprise en 1850 par la famille MOUZIN-LECAT. Charles avait aussi fondé en 1797 une faïencerie à Ferrière-la-Petite. Isidore PAULUS, de Nimy, est dès le départ nommé directeur de fabrication de la faïencerie d'ONNAING. En 1827, Alexandre GIRAUD, d'ONNAING, acquiert la faïencerie et la dirige avec Charles GIRAUD. La famille MOUZIN reprend la fabrique en 1858 sous le nom de Société MOUZIN Frères. En 1894, la société MOUZIN Frères et Cie devient la Société Anonyme de la Faïencerie d'ONNAING.

Vue interieure de la Faïencerie d'onnaing

Vue intérieure de la faïencerie

Pendant la Grande Guerre 1914-1918, la faïencerie est occupée par les Allemands qui détruisent systématiquement le matériel. La fabrication reprend en 1921, pour s'arrêter en 1938. La liquidation s'étale jusqu' en 1947. A l'arrêt de l'usine, la faïencerie occupe environ 500 ouvriers, surtout des ouvrières. Voici donc quoi ressemblait l'endroit où Noël Jules se rendait tous les jours pour travailler :

Façade avant de la faïencerie d'Onnaing

Façade avant de la faïencerie

Dur dur d'imaginer qu'il a peut-être cotoillé une des personnes qu'il y a sur la photo ! Peut-être même qu'il y est ?