Genealexis

Histoires d'hier et d'aujourd'hui...

Histoire Locale

"Spectaculaire !" : une exposition des décors d'opéra et d'opérette à Lyon au 19e siècle.

Du 1er mars au 02 juillet, les archives municipales de Lyon exposent leurs décors d'Opéra et d'opérette. De nombreux décors sont entrés dans l'histoire, mais beaucoup ont disparu lors d'incendies.... Les pièces présentées sont rares.

 

un décor de théâtre à Lyon

 

L'exceptionnelle collection Bardey, un peintre décorateur du 19e siècle, avait été confiée par l'épouse et la fille de l'artiste au musée des tissus et des arts décoratifs de Lyon. Après un passage au centre de documentation théâtrale de l'université Lyon 2, la collection a été confiée aux archives municipales de Lyon. Le public peut aujourd'hui découvrir esquisses, maquettes, affiches, partitions ou encore livres de comptes.

(source : France 3)

Littéralement "armoire à mémoire", la mémothèque est une activité qui a pour ambition de promouvoir le patrimoine historique et ethnologique de Saint-Saulve par la constitution d'un fonds documentaire relatif à la vie culturelle, économique et sociale de la commune, depuis "jadis" à nos jours, et d'en assurer la conservation (duplication et archivage des documents sur cédéroms), l'exploitation (réalisation d'une base de données informatiques), et la communication au public (reproduction ou prêt de documents, réalisation d'expositions...).

Près de 400 documents (photos, articles de presse, brochure, programmes, publicités...) sont à ce jour archivés sur une dizaine de cédéroms. Parmi les nouvelles "acquisitions", notons une carte postale de l'équipe de football "l'étoile sportive de Saint-Saulve" de 1920, des photos de "l'Olympic Saint-Saulviens" club de football de la fin des années 1950, un "Bulletin d'Informations Municipales" de 1956, une dizaine de photos de classe de l'école Saint-Joseph entre 1953 et 1961, un porteclé de la miroiterie Isambart (année 1960)...

La Mémothèque, c'est aussi le "Chou Rouge", une gazette trimestrielle d'histoire et d'ethnologie.

Horaires : les 1er et 3ème samedis du mois de 14h à 16h
à L'Espace Athéna de Saint Saulve.

Ce weekend, je me suis intéressé à l'évolution du nom du village de Wargnies le Grand. Comme je le disais l'autre jour je n'ai pas d'ancêtres dans ce village, il s'agit juste du village où j'ai grandi et vécu de 1979 à 2002. (oui... je sais... je me répète, c'est l'âge que voulez vous !).

899 : Warniacus sur le cartulaire de l’Abbaye de Saint Amand

921. Wariniacum : id.

1107. Guariniciacum : id.

1186. Wariniacum : id.

1210. Gariniacum : id.

1246. Warigniacum : id.

1285. Waregni : 1" cartulaire du Hainaut.

1269. Warigny : cartulaire de la terre de Guise.

1302. Waregny : 2' cartulaire du Hainaut.

1349. Grand Waregni : pouillé de Cambrai.

1914 : Wargnies le Grand dans Le Figaro du 5 novembre 1918.

Quand cette liste a été terminée, je me suis dit "et c'est tout ?" et quelques secondes plus tard "jamais tu notes les sources ?".  Aussi, cet article fera très bientôt l'objet d'une mise à jour : j'y indiquerai les sources (ce que tout bon généalogiste et historien doit faire) ainsi que des informations complémentaires sur l'évolution du nom entre 1349 et 1914. J'ai quelques idées en tête...

 

Aujourd'hui j'aimerai vous faire partager un article que j'ai trouvé dans un exemplaire de "Le Temps" daté du 09 avril 1863 que j'ai consulté sur le site de la BNF. L'histoire se passe près de Wargnies le Grand. Pourquoi ce village ? Tout simplement par ce que c'est le village où j'ai grandi et vécu de 1979 à 2002.

L’Echo de la Frontière donne les détails suivants, sur un crime dont nous avons déjà entretenu nos lecteurs :

"Dimanche, vers six heures du soir, une belle jeune fille de Wargnies le Grand, se rendait à Villers-Pol. Parvenue à un endroit où le chemin est un peu encaissé, elle fut accostée par deux militaires qui la suivaient depuis quelque temps. L'un deux lui demanda le chemin du Quesnoy, puis passant le bras autour du cou de la jeune femme comme pour l'embrasser, il lui dit: "ce n'est pas notre chemin que nous cherchons, c'est ta vie, si tu consens à ce que nous voulons." A ces mots, il lui posa sa baïonnette sur la gorge; mais Éléonore parvint à se dégager et à se sauver à travers champs.

Poursuivie par les deux soldats et bientôt atteinte, elle fut renversée aux pieds de ces misérables qui, en s'aidant mutuellement, consommèrent le plus lâche des attentats. Peu après, l'un d'eux dit à son camarade : "Nous sommes perdus; elle va nous dénoncer, il faut la tuer." Alors la pauvre fille, se jetant à leurs genoux, les supplia de lui laisser au moins la vie, leur dépeignant la malheureuse position dans laquelle sa mort laisserait son père, garde particulier, resté veuf avec cinq enfants dont elle est l’aînée et auxquels elle servait de mère.

"Mon Dieu! leur dit elle, je vous promets de ne jamais rien dire; je prétendrai, au contraire, qu'attachée par des malfaiteurs, j'en ai été délivrée par vous. Si vous voulez, entrons dans un cabaret non loin d'ici, où mon père m'attend, on ne soupçonnera rien." Cette promesse convainquit les militaires, qui entrèrent bientôt avec Éléonore dans le cabaret tenu par le sieur Lambour. En voyant sa chevelure en désordre, sa figure bouleversée, ses vêtements teints de sang, en lui voyant quatre dents cassées et une blessure au coup, on l'interrogea, on la pressa, et alors elle du raconter, en fondant en larmes, le crime odieux dont elle venait d'être victime.

On la connaissait pour une fille très sage; aussi, l'on n'eut pas de peine à ajouter foi à son récit. indigné, on voulait se saisir des soldats, mais la main sur leurs baïonnettes, ils firent mine de s'en servir, et on les laissa sortir. Comme on les suivait à distance, on les vit s'arrêter dans un cabaret d'Orsinval. Heureusement se trouvait là l'instituteur de la commune, homme énergique, qui se jeta sur un des soldats pendant que d'autres s'emparaient de son complice; on les conduisit au Quesnoy, où ils ont été déposé en lieu sûr, et où ils sont encore.

Mardi Matin, le procureur impérial et le juge d'instruction d'Avesnes se rendirent à Villers Pol, assistés d'un médecin, et se livrèrent à une information qui dura deux jours. Les accusés furent confrontés avec la jeune fille, qui les reconnut aussitôt. Deux bergers ont affirmé avoir vu deux soldats poursuivre une femme dimanche soir. Le médecin a confirmé le viol; les vêtements, la baïonnette d'un des soldats a été examinés, et on y a, dit-on, constaté des traces de sang. Ces militaires n'en persistent pas moins à nier.

Je me demande si je devrais pas en faire un scénario pour un prochain épisode de Miss Marple ou Hercule Poirot...

Note : l'épisode 2 est paru

Actualité oblige, je me devais de rendre hommage à tous les français qui ont décidé, ce jour là, de ne pas rendre les armes.

De Gaulle arrive à Londres le 17 juin 1940 avec l'intention de négocier avec les Britanniques, alliés de la France, la poursuite de la guerre, après avoir exposé son plan à Paul Reynaud. Il rencontre le Premier ministre britannique, Winston Churchill, dans l'après-midi. De Gaulle expose son projet de maintenir la France dans le combat même en cas de capitulation du gouvernement installé à Bordeaux. Il émet le souhait de pouvoir s'exprimer à la radio dès que la nouvelle de la capitulation tombera. Churchill donne son accord de principe et met à disposition la BBC.

Dans la soirée du 17, l'écho du discours du maréchal Pétain, nouveau chef du gouvernement français, parvient à Londres. Ce dernier annonce son intention de demander à l'ennemi la signature d'un armistice. Churchill et de Gaulle conviennent dès lors que le second s'exprimera dès le lendemain sur les ondes.

De Gaulle lit son discours sur les antennes de la BBC à 18 heures, heure locale, le 18 juin 1940. C'est un appel à la poursuite du combat aux côtés des alliés britanniques. Pour le général de Gaulle, la bataille de France, qui vient certes d'être gagnée par les Allemands, ne signifie pas la fin de la guerre. Car « cette guerre est une guerre mondiale » et la France pourra s'appuyer sur la force industrielle de ses alliés et notamment celle des États-Unis. S'adressant aux soldats français, ce message d'espoir se termine par un appel à la « résistance », dont la flamme « ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas », faisant entrer le terme dans le vocabulaire politique du XXe siècle.

Pour autant, contrairement à une idée courante, l'appel du 18 Juin n'est pas une invitation à constituer des réseaux de résistance sur le territoire français. En militaire, de Gaulle s'adresse avant tout, et de manière explicite, aux militaires (officiers et soldats) et aux spécialistes des industries de l'armement (ingénieurs et ouvriers).

L'appel du 18 Juin marque néanmoins le début de la France libre qui, formée uniquement de volontaires (au début très peu nombreux), poursuit le combat sur terre, sur mer et dans les airs auprès des Britanniques et représente, face au régime de Vichy, la France qui se bat.

Voici le texte de l'Appel du 18 juin :

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des États-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres.