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Genealexis

Histoires d'hier et d'aujourd'hui...

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Histoire de Brumath

Brocomagus

Brumath fait partie des quelques rares sites d’Alsace qui ont été habités et fréquentés sans interruption depuis plus de cinq mille ans. Capitale de la tribu des Triboques, un peuple celto-germanique qui occupait la plaine d'Alsace dans l'antiquité, la cité est devenue Brocomagus à l'époque gallo-romaine. Le sous-sol de Brumath a livré de remarquables céramiques ornées de mystérieux décors dont le ruban forme le thème principal. Après la défaite d'Arioviste, battu par Jules César en 58 av. J.C, les Triboques furent autorisés par les Romains à s'établir définitivement sur la rive droite du Rhin. La Basse Alsace devint la Civitas Tibocorum (la Cité ou le District) des Triboques dont la capitale fut Brocomagus aujourd'hui Brumath. Pendant près de quatre siècles, Brumath se développa dans le sillage de la paix romaine mais quand l'Empire romain chancela, Brocomagus s'éteignit. Les triboques forment un peuple d'origine germanique qui était riverain du rhin selon César et installé entre les Sequanes et les médiomatrices selon Strabon.

Le château de Brumath

Reconstruit entre 1720 et 1728 par le comte Johann Reinhard III de Hanau Lichtenberg (voir portrait par Johann Christian Fiedler ci-dessous), dernier descendant de la famille.

portrait de Johann Reinhard III de Hanau Lichtenberg par Johann Christian Fiedler

Johann Reinhard III de Hanau Lichtenberg

On trouve cependant trace de la destruction du château en 1672, il servait à sa fille, comtesse de Hesse Darmstatt, de résidence d'été, il est ensuite loué, en 1775, à Christine de Saxe, abbesse de Remiremont. Les ailes du château furent détruites pendant la Révolution, puis le corps du bâtiment racheté par les protestants en 1804 et transformé en temple. Il reste du château, les façades, et un vaste volume articulé par 2 rangées de colonnes duriques, portant les tribunes, a remplacé les salles et plafonds d'époque. La partie centrale du toit à versants brisée porte un campanile de 1805, et le musée archéologique de la ville de Brumath a pris place dans le sous sol voûté.

Le château de Brumath en 1818

Le château de Brumath vers 1818

L'annexion allemande (1871)

La ville Brumath et l'Alsace-Lorraine, cédées par la France par le traité de Francfort du 10 mai 1871, formaient Le Reichsland Elsaß-Lothringen qui était la nouvelle terre d’empire, ou territoire impérial. La capitale du nouveau land était Strasbourg (Straßburg à l’époque). Il dépendait directement de l’empereur, représenté par un Reichsstatthalter (gouverneur). Ce Land fut une partie intégrante de l’Empire allemand de 1871 à 1918. Formé à partir des territoires français correspondant aujourd’hui à la Moselle, au Bas-Rhin et au Haut-Rhin, le Reichsland disposa de trois voix au Bundesrat à partir de 1911. Il fut supprimé en 1919 par le traité de Versailles. Quelques semaines avant l'Armistice, en octobre 1918, le Reichsland deviendra un état fédéral, qui s'effondra lors du retour du Land à la France après l'armistice de du 11 novembre 1918.

Carte de l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne de 1871 à 1918

Le Reichsland Elsaß-Lothringen
(cliquez pour agrandir)

Visite à Brumath

Après la tourmente révolutionnaire, à l'approche de la deuxième moitié du 19 siècle, Brumath connaîtra une florissante période d'urbanisme. C'est l'époque où se construiront la mairie (en allemand Rathaus, voir photo), les bâtiments de la Cour du Château, l'Eglise Saints Nazaire-et-Celse, la Synagogue, la villa Coulmann à la Grafenbourg. Mais, le 9 juin 1871, le Second Empire s'effondre et l'Alsace devient allemande. De cette époque, date le bâtiment style néo-renaissance du Tribunal d'Instance.

l'hotel de ville (Rathaus) de Brumath vers 1905

Le "Rathaus" vers 1905

La place de la Liberté (Freiheitsplatz)

La place de la liberté à Brumath sur une carte postale ancienne

La place de la liberté (Freiheitsplatz)

Le pont sur la Zorn

La Zorn est une rivière de l'Alsace du Nord de 97 km de long. Elle prend sa source en Lorraine au sud de Dabo, dans la commune de Walscheid, elle coule d'abord vers le nord et passe à Lützelbourg; elle oblique alors vers l'est et tranche le relief dans sa partie la plus étroite à la hauteur de Saverne (trouée de Saverne), puis passe à Hochfelden et Brumath avant de confluer avec la Moder à Herrlisheim, mais déjà dans la plaine alluviale du Rhin.

Le pont sur la rivière Zorn à Brumath vers 1932

Pour en savoir plus sur l'histoire de Brumath