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Genealexis

Histoires d'hier et d'aujourd'hui...

Vous-êtes ici:  Accueil Terres d'ancêtres France  Fourmies: 1er mai 1891

Le 1er mai 1891 à Fourmies

Le 1er mai 1891, pour la deuxième fois, les organisations ouvrières du monde entier se préparent à agir par différents moyens dont la grève pour l'obtention de la journée de 8 heures, conformément aux directives de l'Internationale ouvrière. En France, le contexte est plus répressif qu'il ne l'était l’année précédente. A Fourmies, petite ville textile du Nord proche de la frontière belge tout juste sortie d'une longue grève, le patronat a menacé de licenciement les ouvriers qui arrêteraient le travail et obtenu du préfet qu'il mobilise un important dispositif de maintien de l'ordre. En l'absence de forces spécialisées, c'est alors, en France, à l'armée qu'incombe cette mission. Deux compagnies d'infanterie ont été mobilisées. En fin de journée, les soldats tirent sur quelques centaines de manifestants qui tentent d'obtenir la libération de grévistes interpellés dans la matinée et emprisonnés dans la mairie. Les affrontements se soldent par neuf morts, dont quatre jeunes femmes et un enfant. Ces morts, promus martyrs, vont devenir un symbole de la République répressive et de classe. « Car à Fourmies, c'est sur une gamine que le lebel fit son premier essai…(Montéhus).

La fusillade de Fourmies du 1er mai 1891

Liste des victimes

  • Marie Blondeau, 18 ans, une balle dans la tête, à bout portant
  • Louise Hublet, 20 ans, 2 balles au front et une dans l'oreille
  • Ernestine Diot, 17 ans, une balle dans l'œil droit, une dans le cou, son corps contient 5 balles
  • Félicie Tonnelier, 16 ans, une balle dans l'œil gauche et trois autres dans la tête
  • Kléber Giloteaux, 19 ans, 3 balles dans la poitrine et deux autres dont une à l'épaule
  • Charles Leroy, 20 ans, 3 balles
portrait de Marie Blondeau

Marie Blondeau

portrait de Emile Segaux

Emile Segaux

portrait de Ernestine Diot

Ernestine Diot

Certaines des victimes ne participaient pas à la manifestation :

  • Emile Ségaux, 30 ans, 5 balles
  • Gustave Pestiaux, 14 ans, 2 balles dans la tête et une à la poitrine
  • Emile Cornaille, 11 ans, une balle dans le cœur
  • Camille Latour, 46 ans, Présent à la fusillade et choqué, il décédera le lendemain