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Genealexis

Histoires d'hier et d'aujourd'hui...

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Histoire de Margut

Il y a plusieurs hypothèse quant à l'origine du nom Ardennes. La première fait dériver Ardennes des mots gaulois Ar (le ou la) et den (sombre), Ar'den aurait alors été latinisé en Arduenna par les romains. La seconde hypothèse nous emmène dans la mythologie de nos ancêtres les gaulois en expliquant que le nom Ardennes serait lié à la "terre-mère" de nos ancêtres qu'ils appelaient Arduinna et dont l'un des sanctuaires les plus célèbres était le mont Saint-Walfroy, entre Margut et Sedan. Arduianna viendrait du gaulois arduo- qui signifie hauteur.

Les origines de Margut

D'après l'abbé Hamon qui réalisa une monographie sur Margut en 1876, l'origine de Margut est relativement difficile à définir. On sait que le moine stylite Saint Walfroy est venu évangéliser la région dès le VIe siècle, mais aucune trace ne permet de dire avec précision à quand remonte la création du village de Margut. La partie la plus ancienne de la localité est sans conteste le lieu-dit Champel, situé au pied de la colline de Saint-Walfroy. En 812, Champel fut donné par Charlemagne et sa nièce Moniane à l'abbaye Saint-Rémi de Reims. C'est l'une des plus anciennes traces écrites concernant le secteur de Margut. Quant au village lui-même, appelé alors Margurium, il apparaît pour la première fois au IXe siècle, dans une charte rédigée par Hillin, archevêque de Trêves. Ce dernier, dans ses récits qui décrivent les invasions des Normands au IXe siècle, évoque la "villa de sancto Wolfaïco" (Saint-Walfroy) et Margurio (Margut), un petit village implanté sur les bords de la Marche.

Margut au Moyen Âge

Le principal évènement historique marquant la période moyen-âgeuse à Margut est la signature de la paix, en 980, entre Otton II (955 - 7 décembre 983) et Lothaire. Durant l'été 978, Lothaire mène un raid contre Aix-la-Chapelle mais la famille impériale échappe à la capture. Otton envahit en représailles le nord de la France en automne et assiège Paris, défendue par Hugues Capet. En décembre, l'empereur doit toutefois se résoudre à ordonner la retraite. poursuivi par les Français, il perdit son arrière-garde lors du passage de l'Aisne. Il fallut attendre 980 pour que la paix soit signée à Margut, qui est alors située à la frontière entre les deux royaumes.

portrait d'Otton II

Otton II (855-983)

Autre évènement évoqué par l'abbé Hamon dans sa monographie, le don fait par le comte de Chiny au monastère d'Orval, en 1173. Ce don concernait le pré de la Carité, Caritas, situé sur le ban de Margut.

Jusque dans les années 1340, Margut appartient alors au comté de Chiny date à laquelle la prévôté d'Yvois, dont fait partie le village, est vendue au comte de Luxembourg, Jean l'Aveugle. Désormais Margut va suivre l'histoire du comté de Luxembourg jusqu'à son rattachement au Royaume de France avec le traité des Pyrénées, en 1659. En 1443, la conquête du Luxembourg par Philippe le Bon s'achève. Margut fait alors partie d'un ensemble qu'on appellera par la suite les Pays-Bas bourguignons. En 1477, la petite-fille de de Philippe le Bon, Marguerite de Bourgogne épouse Maximilien Ier de Habsbourg et lui apporte en dot, en plus de la Franche-Comté, les Pays-Bas bourguignons.

Portrait de Jean de Luxembourg et de Bohême

Jean de Luxembourg et de Bohême
dit Jean l'Aveugle (par Jacques Le Boucq)

XVIe-XVIIIe siècles

Durant tout le XVIe siècle, le village eut à souffrir des divers conflits qui ont ensanglanté la région, notamment les guerres entre l'Empire et le Royaume de France et les Guerres de Religion. En 1623, alors en pleine guerre de Trente Ans Margut est pillée par les troupes de Mansfeld, puis en 1635 par les bandes de mercenaires commandées par Jean de Werth. Ces derniers sont connus pour leur extrême cruauté et laissèrent un terrifiant souvenir. Meyrac dans sa Géographie Illustrée des Ardennes nous apprend que les habitants de Margut ont été obligés de s'enfuir après avoir été traqués comme des bêtes fauves. Avec le Traité des Pyrénées, en 1659, Margut devient définitivement française.

En 1662, la prévôté d'Yvois, dont dépend en partie Margut, est érigée en Duché-pairie par Louis XIV au profit de Eugène-Maurice de Savoie-Carignan. Tout au long du XVIIIe siècle, les habitants de Margut entreront en procès avec plusieurs communes des environs (La Ferté, Fromy, Signy-Montlibert...) et même contre les moines d'Orval. En 1793, c'est de Margut que part le détachement de soldats qui brulèrent le monastère d'Orval, autrefois détenteur de nombreux terrains et propriétés dans la région.

Margut, il y a 100 ans

L'avenue de la gare à Margut sur une carte postale ancienne

L'avenue de la gare

L'hôtel de ville de Margut sur une carte postale ancienne

L'Hôtel de Ville

La gendarmerie de Margut sur une carte postale ancienne

La gendarmerie

La rue basse de Margut sur une carte postale ancienne

La rue basse

La route de Montmedy à Margut sur une carte postale ancienne

La route de Montmedy

Et mes ancêtres ?

Marguerite SERVAIS (sosa 225) est née le mercredi 1 juillet 1789 à Margut. Elle est la fille légitime de François SERVAIS, manoeuvre et de Marguerite PIERRE, âgée de 35 ans environ. Le mardi 17 novembre 1812 à Moiry, elle épouse Henry ARNOULD (1774-1850), tisserand, le fils légitime de Hubert ARNOULD et de Catherine PIERRARD. Ce couple aura sept enfants : Marie Julie (née en 1813 à Moiry), Jean (né en 1815 à Moiry), Philippe (né en 1818 à Moiry), Jeanne (née en 1822), Auguste (né vers 1824), Philippe (né en 1824 à Moiry) et Gille (né en 1827 à Moiry).

Pour en savoir plus