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Genealexis

Histoires d'hier et d'aujourd'hui...

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Histoire de Metz

Les origines

En 57 avant Jesus-Christ, les médiomatriciens, après avoir resisté à l'envahisseur romain, se soumettent à César. Metz devient alors une des plus importantes villes gallo-romaines sous le nom de Divodurum Mediomatricorum. Son amphithéâtre, dont les vestiges sont enfouis à proximité du Centre Pompidou-Metz, passait pour le plus vaste des Gaules et pouvait accueillir 25000 spectateurs. Elle a gardé de cette époque des thermes (IIe siècle) visibles in situ au Musée de La Cour d'Or, ainsi qu'une grande partie de l'ensemble de Saint-Pierre-aux-Nonnains (IVe siècle).

amphithéâtre romain de Metz sur une carte postale ancienne

L'amphithéâtre romain

Un mortier romain du IIIe siècle avant JC trouvé à Metz

Céramique sigillée du IIIe siècle avant JC
(© Gérard Coing / Service Régional de l’Archéologie)

Statuette de Fortuna trouvée à Metz

Statuette de fortuna
(© Gérard Coing / Service Régional de l’Archéologie)

Située au croisement des axes sud-nord et est-ouest, c’est-à-dire sur les voies romaines allant de Lyon à Trèves et de Reims à Strasbourg, Divodurum comptait environ 20 000 âmes au IIe siècle. La ville nécessitait un approvisionnement en eau de source pour alimenter les fontaines, les trois thermes romains, les latrines publiques et les artisans. L’aqueduc qui relie Gorze à Metz est un aqueduc romain construit vers le début du IIe siècle. Il a été classé monument historique depuis la première liste de 1840.

L'aqueduc romain de Metz

L'aqueduc de Metz

La Place d'Armes

La place d'Armes de Metz sur une carte postale ancienne

La Place d'Armes

La Cathédrale Saint-Étienne de Metz (1220)

La cathédrale de Metz, dédiée à Saint-Étienne, a été contruite à partir de 1220. La surface couverte par ses vitraux fait d'elle la cathédrale de France ayant la plus grande surface vitrée (6500 m²). Elle posséde aussi les plus grandes verrières gothiques d’Europe. La cathédrale est classé monument historique depuis le 16 février 1930.

La cathédrale de Metz sur une carte postale ancienne

La cathédrale

La Préfecture

Le bâtiment, en partie ruiné par un incendie en 1803, est reconstruit en 1806 à la demande de Napoléon Ier pour accueillir la préfecture du département de la Moselle, une décision symbolique consacrant la permanence de l’État à travers les régimes successifs. Les anciennes archives de l’hôtel de gouvernement, ecclésiastiques et civiles, celles des directoires du département et du district de Metz y sont transférées ; un premier bâtiment spécifique pour les archives sera construit en 1881.

La préfécture de Metz sur une carte postale ancienne

La préfécture

L'annexion allemande

La ville Metz et l'Alsace-Lorraine, cédées par la France par le traité de Francfort du 10 mai 1871, formaient Le Reichsland Elsaß-Lothringen qui était la nouvelle terre d’empire, ou territoire impérial. La capitale du nouveau land était Strasbourg (Straßburg à l’époque). Il dépendait directement de l’empereur, représenté par un Reichsstatthalter (gouverneur). Ce Land fut une partie intégrante de l’Empire allemand de 1871 à 1918. Formé à partir des territoires français correspondant aujourd’hui à la Moselle, au Bas-Rhin et au Haut-Rhin, le Reichsland disposa de trois voix au Bundesrat à partir de 1911. Il fut supprimé en 1919 par le traité de Versailles. Quelques semaines avant l'Armistice, en octobre 1918, le Reichsland deviendra un état fédéral, qui s'effondra lors du retour du Land à la France après l'armistice de du 11 novembre 1918.

Carte de l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne de 1871 à 1918

Le Reichsland Elsaß-Lothringen
(cliquez pour agrandir)

Metz pendant l'occupation allemande (1871-1918)

La situation de Metz, à quinze kilomètres seulement de la nouvelle frontière franco-allemande, incita le ministère de la Guerre à y concentrer son potentiel militaire. Il s'agissait de contrer l'objectif de la France qui était de récupérer ses provinces perdues. L'installation du 16e corps d'armée et le rôle stratégique de Metz dans le plan Schlieffen conduisirent à la transformation de la ville en l'une des forteresses les plus vastes et modernes du monde.

Après l'annexion, dans un premier temps, les intérêts militaires freinèrent tout développement urbain. La ceinture de remparts et les limitations de construction sur la zone des glacis ne laissaient à la ville aucune possibilité d'extension. L'activité du bâtiment se concentra sur les installations militaires, tels les forts extérieurs, les casernes (comme la caserne des pionniers ci-dessous), une gare (voir un peu plus loin) et une église de garnison protestante. Le blocage de l'extension urbaine provoqua une stagnation du développement économique, une crise aiguë du logement et des problèmes sanitaires importants. En 1890, le maire, Alexander Halm, écrivait : «Le manque de logements est très important, la hausse des loyers est parfois énorme et la capacité à minimiser les exigences de confort étonnante.»

La caserne des pionniers à Metz sur une carte postale ancienne

Pionier Kaserne
(La caserne des pionniers)

Des enquêtes effectuées à cette époque ont révélé que dans aucune ville d'Allemagne on ne vivait dans des conditions d'hygiène aussi déplorables. L'immigration allemande se poursuivant à Metz (en 1890, on comptait 18000 Messins et 20500 Allemands), le besoin de nouveaux logements devint toujours plus pressant. Les Messins redoutaient la germanisation de la ville et, par ailleurs, une baisse de la valeur de leur patrimoine immobilier. Ce n'est qu'en 1886, alors que le conseil municipal était principalement constitué d'immigrés d'origine allemande, que la ville put entreprendre des démarches concrètes en vue de son extension. Au début des années 1890, l'administration municipale engagea des pourparlers avec le ministère de la Guerre pour obtenir la démolition d'une partie des remparts et la cession des terrains devenus disponibles. Pour tenter de gagner l'administration militaire à la cause de l'extension, le maire Halm argumenta en termes de politique nationale : «La prospérité du centre de germanisation de la Lorraine est dans l'intérêt général de l'ensemble de l'empire allemand.»

La démolition des remparts de Metz sur une carte postale ancienne

La démolition des remparts

Malgré les pressions répétées, le ministère de la Guerre et le général commandant la place, le comte von Haeseler, s'opposèrent catégoriquement à l'extension. L'attitude rigide des militaires conduisit le nouveau maire, le baron von Kramer, à s'adresser à l'empereur Guillaume II, par un courrier du 6 janvier 1898. Ce courrier avait été précédé d'une pétition signée par 3721 habitants, parmi lesquels des Messins de souche.

Le Commandement Général de Metz sur une carte postale ancienne

Das General Commando
(Le commandement général)

A peine un mois plus tard, le 6 février 1898, Guillaume II autorisa la démolition des remparts est et sud, et manifesta son grand intérêt pour le projet. En tant que souverain du Reich et du Reichsland d'Alsace-Lorraine, il intervint en faveur des intérêts de la ville, à rencontre des autorités militaires et de l'administration des chemins de fer (Reichsbahn), voulant ainsi se donner une image de bienfaiteur et de promoteur de cette région frontalière.

Portrait du Kaiser Guillaume II vers 1890

Guillaume II vers 1890

Le problème de l'extension était encore compliqué par les différends qui opposaient la ville à l'administration des chemins de fer, à propos de l'emplacement d'une nou­velle gare de voyageurs et de marchandises. Après de longues tractations entre ces administrations, on aboutit, le 27 août 1901, à un accord et à l'acquisition par la ville de 64 hectares de terrain.

En décembre 1901 commencèrent les travaux de nivellement des profonds fossés, du port et de son canal d'accès à la Moselle, situés dans la zone d'extension. C'est au cours de ces travaux qui fût mis à jour l'amphithéâtre de de 25000 places, qui se révéla être l'un des plus grands de l'Antiquité. On renonça cependant à préserver les vestiges, pour ne pas retarder les travaux de construction sur le site des fouilles, étant donné l'importance stratégique du projet de la gare.

Le canal près de Metz sur une carte postale ancienne

Le canal près de Metz

La gare de Metz a été mise en service en 1908 en remplacement de l'ancienne gare de Metz qui l'avait été vers 1850. Le batiment est édifié de 1905 à 1908 sur une idée de l’architecte berlinois Jürgen Kröger, assisté des architectes Jürgensen et Bachmann ainsi que du sculpteur Schirmer, dans un style néoroman rhénan. Le bâtiment de la gare de Metz est inscrit monument historique depuis le 15 janvier 1975.

La gare de Metz sur une carte postale ancienne

La gare

Pour en savoir plus sur l'histoire de Metz

Bibliographie